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Exemple

18 août 2018

► Les pipes de Pierre Mac Orlan chez lui


Mac Orlan a écrit des romans (comme "Le Quai des Brumes") et des chansons (par exemple "La Fille de Londres"). Membre de l'Académie Goncourt, il avait quitté Montmartre pour s'installer à la campagne, à 70 km à l'est de Paris. Habitué à la vie de bohème, il retrouvait dans cette commune rurale ses copains venus de Paname, dont les écrivains Roland Dorgelès et Francis Carco, et le peintre Maurice Asselin. Frédéric Gérard, le fondateur du cabaret montmartrois Le Lapin Agile, avait également acheté une maison à Saint-Cyr-sur-Morin.

Tous ces artistes avaient l'habitude de festoyer à l'Auberge de l'Œuf Dur, créée en 1912 par Julien Callé, au cours de longues journées et d'interminables soirées où l'eau minérale servait surtout à allonger l'absinthe... Ces joyeux lurons vivaient librement, faisaient les 400 coups, à la fin de la Belle Époque puis dans les Années folles. Bon nombre d'habitués de l'établissement y fumaient la pipe, comme en témoigne la présence de plusieurs cubes de scaferlati et de quelques fresques murales, dans cette auberge laissée intacte depuis le milieu du 20° siècle et pour laquelle il existe un projet de restauration par la mairie.


 L'Auberge de l'Œuf Dur

Quant à la maison de Mac Orlan, ouverte à la visite (s'adresser au Musée de la Seine-et-Marne), elle reste telle qu'elle était lorsque l'écrivain fumeur de pipe y est mort en 1970 à l'âge de 88 ans. Partout, sur sa table de travail, sur les guéridons, dans les cendriers, reposent ses bouffardes.


 Dans la maison de Mac Orlan



VUES

10 commentaires :

Alain a dit…

N'ayant qu'un unique porte-pipe et une boite présentoire de chez BC, les boles c'est bien pratique. Je me sens moins coupable.

Jack a dit…

Merci Nicolas, c'est pour moi une découverte.
Jack

Sam a dit…

Merci pour ce reportage émouvant ! Mac Orlan est un peu trop oublié aujourd'hui ; et c'est injuste car c'est un grand auteur. Un de ses plus fervents admirateurs était l'auteur belge André Blavier (grand amateur de bouffarde).
Cependant, un bémol : est-ce bien une blague de Clan que je vois sur le bureau ???
Bigre...

Sam

Nicolas de Pipe Gazette a dit…

A l'époque, le Clan était peut-être meilleur...

Papyml a dit…

Ah ... j'adore ces petites chroniques dont on découvre des choses inconnues!?

Oui ... bon le Clan ??
Certainement que ce Monsieur avait d'autres réserves inconnues?

Ou comme moi, utilisait-il une pochette pour y mettre un autre
tabac (de ses préférés)??

@+

René a dit…

C'est assez comique de voir certains se creuser les méninges dans le but de se convaincre que Mac Orlan ne fumât pas du Clan.
Les mérites d'une personne sont-ils liés d'une quelconque manière à ses goûts en matière de tabacs, selon vous?

Tout le monde est d'accord pour clamer "chacun ses goûts" mais visiblement dans le tas il y en a pas mal pour ajouter en leur for intérieur "du moment que les autres aient aussi bon goût que MOI".

Sam a dit…

Pas besoin de se creuser les méninges, en fait. Il s'agit surtout d'avoir de bons yeux (pas vraiment mon cas, hélas). En ce qui me concerne, j'aime bien savoir ce que pouvaient fumer des pétuneurs célèbres, sans jugement de goût. Je voyais plutôt Mac Orlan fumer du "gros cul", mais, après réflexion, ses histoires se passent bien souvent dans des ports et des tavernes de marins, donc il n'est pas si illogique qu'un tabac de type hollandais ait eu ses faveurs. Mon père, qui fumait du Clan dans les années 60, m'a confirmé que le goût en avait bien changé...
Il faut aussi éviter de voir des jugements de valeur là où il n'y en a pas. Voir ces blagues sur le bureau de Mac Orlan m'avait donné envie d'essayer ce tabac que je n'ai jamais essayé. Dont acte.

Sam a dit…

P.S. : J'espère de tout cœur que nous n'en viendrons pas au pugilat sur cet excellent site !

Louis a dit…

Ca fait partie de mes projets de visite. Merci :)

Papyml a dit…

J'espère que tu nous en laisseras un petit compte rendu!?
@+ Papyml.