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Exemple

28 juillet 2020

► Le Garibaldi, un goûteux mélange torréfié coupé très fin


Le Garibaldi, vendu uniquement en Suisse  pays dont il est originaire  est maintenant fabriqué au Danemark par STG, comme son frère le Burrus. Suisse, danois... et composé de tabacs en provenance du Paraguay et de Zambie.

D'abord, en ouvrant la pochette, surprise: la largeur de coupe est extrêmement fine, plutôt une coupe pour rouler des cigarettes que pour bourrer son fourneau. Pourtant, l'indication "tabac de pipe" figure bien sur le paquet. Qu'à cela ne tienne, on en a connu d'autres. Le tabac du Broutteux présente bien le même type de hachage. Avec ce genre de filaments façon cheveux d'ange, mieux vaut bourrer sa pipe de manière assez dense  sans pour autant empêcher l'air de passer, bien évidemment.
L'avantage avec cette coupe fine, c'est que la combustion se déroule comme par enchantement, avec quelques bouffées tirées de temps en temps. Résultat: il brûle doucement, ne chauffe pas (sauf si vous êtes nerveux et ne pouvez vous empêcher de fumer rapidement) et les saveurs n'en sont que plus perceptibles.

Parlons-en, de ces saveurs: un délicieux goût de noix et de bois fumé, comme caractéristiques parfaites du burley pour la noix et du "dark fired" — comme une sorte de kentucky — pour le bois fumé. Cette double saveur, toujours équilibrée, tient son engagement du début à la fin, et ceci quelle que soit la taille du fourneau.

Facile à fumer, goûteux du début à la fin, le Garibaldi est un délicieux compagnon de bouffarde pour les amateurs de mélanges bruns torréfiés.
N.S.


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8 commentaires :

Bertrand Semois a dit…

Intéressant pour les amateurs de tabacs bruns 😉

Loic a dit…

Je partage en tout points ton commentaire Nicolas
J'ai eu l'occasion de le goûter et j'en garde un excellent souvenir.

la hyène a dit…

Je pose seulement une question bête: pourquoi un tabac suisse s'appelle-t-il Garibaldi?

Jack a dit…

Effectivement un excellent tabac brun dont la saveur burley est très présente. Jack

Unknown a dit…

0 la hyène a dit…
Je pose seulement une question bête: pourquoi un tabac suisse s'appelle-t-il Garibaldi?

Niçois d'origine, marin par vocation puis bandit par obligation, Garibaldi a fait sienne la phrase de Barrault : « Un homme qui, se faisant cosmopolite, adopte l'humanité comme patrie et offre son épée et son sang à tous les peuples qui luttent contre la tyrannie, il est plus qu'un soldat ; c'est un héros »
Il a œuvré, partout pour ses convictions qque ca soit en Europe ou en Amérique du sud et reste célébré en Uruguay. En 1867, il présida le Congrès de la Paix et de la liberté qui se tenait à Genève, organisé par les français Charles Lemonnier et Emile acollas avec le soutien de nombreux intellectuels don Victor Hugo, Louis Blanc, Edouard Quinet . . . Ce congrès a été organisé alors que la France et la Prusse étaient au bord de la guerre.Le congrès dure du 9 au 12 septembre, avec près de 6000 participants, venus pour déterminer les conditions politiques et économiques de la paix entre les peuples et pour arriver à l’établissement d'une démocratie européenne, les « États-Unis d’Europe ». Au terme des débats, les congressistes fondent la Ligue internationale de la paix et de la liberté. L'événement attire près de 6 000 personnes, venues pour déterminer les conditions politiques et économiques de la paix entre les peuples et pour arriver à l’établissement d'une démocratie européenne, les « États-Unis d’Europe .» Au terme des débats, les congressistes fondent la ligue internationale de la paix et de la liberté. Il est reçu triomphalement à ce congrès pacifiste, proposant un programme visionnaire en 12 points qui annonce la Société des Nations mais qui choque par son anticléricalisme et son ton belliqueux. Parmi les participants, on compte Arago et Bakounine. L'intervention de ce dernier est particulièrement remarquée : « Garibaldi, qui présidait, se leva, fit quelques pas et lui donna l'accolade. Cette rencontre solennelle des deux vieux combattants de la révolution produisit une impression étonnante. Tout le monde se leva et il y eut des applaudissements prolongés et enthousiastes».
Nul doute qu'avoir été annonciateur de la société des nations à Genève soit suffisant pour justifier qu'un tabac suisse ne porte son nom . . .

mpm.bandit a dit…
Ce commentaire a été supprimé par son auteur.
mpm.bandit a dit…

@ la hyène a dit…
Je pose seulement une question bête: pourquoi un tabac suisse s'appelle-t-il Garibaldi?

Niçois d'origine, marin par vocation puis bandit par obligation, Garibaldi a fait sienne la phrase de Barrault : « Un homme qui, se faisant cosmopolite, adopte l'humanité comme patrie et offre son épée et son sang à tous les peuples qui luttent contre la tyrannie, il est plus qu'un soldat ; c'est un héros »
Il a œuvré, partout pour ses convictions que ça soit en Europe ou en Amérique du sud et reste célébré en Uruguay. En 1867, il présida le Congrès de la Paix et de la liberté qui se tenait à Genève, organisé par les français Charles Lemonnier et Emile acollas avec le soutien de nombreux intellectuels don Victor Hugo, Louis Blanc, Edouard Quinet . . . Ce congrès a été organisé alors que la France et la Prusse étaient au bord de la guerre.Le congrès dure du 9 au 12 septembre, attire près de 6 000 personnes, venues pour déterminer les conditions politiques et économiques de la paix entre les peuples et pour arriver à l’établissement d'une démocratie européenne, les « États-Unis d’Europe .» Au terme des débats, les congressistes fondent la ligue internationale de la paix et de la liberté. Garibaldi est reçu triomphalement à ce congrès pacifiste où il propose un programme visionnaire en 12 points qui annonce la Société des Nations mais qui choque par son anticléricalisme et son ton belliqueux. Parmi les participants, on compte Arago et Bakounine. L'intervention de ce dernier est particulièrement remarquée : « Garibaldi, qui présidait, se leva, fit quelques pas et lui donna l'accolade. Cette rencontre solennelle des deux vieux combattants de la révolution produisit une impression étonnante. Tout le monde se leva et il y eut des applaudissements prolongés et enthousiastes».
Nul doute qu'avoir été annonciateur de la société des nations à Genève soit suffisant pour justifier qu'un tabac suisse ne porte son nom . . .

Matt a dit…

Merci d'avoir précisé la provenance du tabac brut. Le tabac cultivé au Paraguay n'est donc pas à confondre avec la variété Paraguay, un tabac brun. Dans "Voyage au Paraguay", ouvrage posthume publié en 1835, le naturaliste et médecin suisse Johann Rudolph Rengger, cité par un médecin et explorateur français*, écrit : "D'après le jugement des connaisseurs, le tabac du Paraguay est d'un goût plus fin que le meilleur tabac de la Havane."

*Alfred Demersay, "Du tabac au Paraguay". Culture, consommation et commerce, 1851