Exemple

20 juillet 2015

► UNE VIDÉO SUR LES PIPES PETERSON

11 commentaires :

Alain a dit…

Trois tentatives, trois fois déçu. Donc...Stop pour moi. Le soit-disant "système" ne fait que faire glouglouter la pipe, de plus deux chenillettes pour les nettoyer, non merci. Il reste qu'elles ont un cachets indéniables. Sinon?? A 150 € je peux me passer de la bague en argent et préférer un bon bout de bois.

Anonyme a dit…

Merci pour cette excellente vidéo et le rappel d'un article plus ancien. Avis personnel les pipes Peterson sont particulièrement réussies.
Bien évidemment, il y a des qualités différentes. Actuellement j'ai quelques Aran, et Sherlock. Mes anciennes Peterson sont malheureusement brûlés, mais elles ont plus de 15 ans.
Personnellement j'apprécie les séries spéciales, Titanic, saint Patrick, et les molly Malone et bien évidemment les Sherlock. Le système Peterson est original et plaisant.
Mais les pipes Peterson sans leur système sont aussi agréable à fumer.
Une difficulté ( mais rien de grave) c'est la difficulté de trouver le bon réducteur en remplacement des filtres 9 millimètre.
Bonnes vacances
Jack

Nicolas de Pipe Gazette a dit…

Merci pour vos avis. C'est amusant, Peterson est une marque très "clivante" (pour employer un mot à la mode). Je dois confesser qu'elles ont été l'objet de mes premières amours quasiment exclusives. Certes, d'autres depuis m'ont séduit et je ne leur ai pas été fidèle; mais je ne les ai jamais reniées.
Je possède actuellement dans mon harem trois Peterson: une Standard System courbe, une Aran droite et une Meerschaum courbe (écume africaine rustiquée). Elles sont toutes les trois d'excellentes fumeuses. Les bruyères présentent des grains mêlés, aucun défaut, pas de mastic. Peterson à ce sujet est capable du meilleur comme du pire.
J'aime bien leur style un peu lourdaud. Pour le nettoyage, certes plus long à faire que sur d'autres pipes, j'utilise un essuie-tout ou un mouchoir en papier (que je passe principalement dans le réservoir).
Enfin, le fameux P-Lip, si décrié, je l'aime bien aussi (oui, je sais, ça va hurler). Cela dit, beaucoup de modèles Peterson ont un bec et une lentille classiques.

Anonyme a dit…

Désolé mais les Petersons sont pour moi des pipes mal finies. J'ai du la rapporter en boutique: mauvais tirage, virole qui se barrait... Et des points de mastic qui apparaissent au bout du temps.

Jacques a dit…

Parti pour une semaine de travail dans les Midlands, j'ai bêtement oublié de ranger tabacs et pipes dans ma valise. Une semaine sans latakia ? Damned ! Arrivé tôt à l'aéroport de Birmingham, j'en parle à mon collègue venu me chercher. Direction la boutique habituelle de son père, The Briary (http://www.yelp.com/biz/the-briary-birmingham). Magnifique endroit, digne des plus belles boutiques londoniennes. Accueil on ne peut plus charmant. Evidemment, de superbes pipes à point blanc, des Ashton, Upshall, Ferndown à tomber, mais dépassant de très loin mon maigre budget ... plus proche d'une Corncob !

Je pensais m'orienter sur une petite Charatan Trafalgar à 40 £, lorsque je tombe sur le rack Peterson. Une bonne centaine de pipes dont toute la série des Sherlock Holmes Original et Aventure avec P-lip à 146 £. Me voyant hésiter longuement sur le P-lip, le maître des lieux s'éclipse dans son arrière-boutique et revient avec une boite un peu poussièreuse. A l'intérieur, une Sherlock Holmes Baker Street neuve (straight bulldog XL fishtail stem), datant d'avril 1996, selon la fiche. La bague en argent est un peu ternie, mais de très beaux yeux de perdrix sur tout le pourtour du bol, sans défauts apparents, (sandpits, fills, flows). Je demande le prix. Il retourne la boite 72 £ (au lieu de plus de 300 euros en France depuis que Chacom est le distributeur exclusif et 186 € en Irlande chez Peterson). Je fais fi des critiques habituelles sur la marque et l'achète avec deux boites d'Ashton Artisan's blend (12,81 £ le tin de 50 gr, soit le même prix qu'en France (17 €), soit dit en passant !).

Arrivé à Leicester, je profite du soleil d'après déjeuner sur la terrasse d'un pub pour essayer cette ancêtre. J'ausculte en détail la bouffarde, perçage et montage correct, aucun défaut visible, hormis une trace de pinces à l'intérieur du foyer, pas de pré-culottage, pas de système, tuyau normal un peu terni comme la bague, mais non oxydé. Premier bourrage au tiers après séchage du blend, j'allume en tirant doucement, redoutant un goût de bruyère très fort comme avec une précédente Aran 150, bas de gamme. Rien de désagréable, le latakia syrien embaume l'air, le tirage est plutôt bon. Je tasse les brins, rallume et commence à distinguer les arômes d'agrumes et de cuir sous le fumé du latakia. Certes, cette vieille dame ne concurrencera jamais une Ashton Pebble grain oil cured XXX à 350 £, mais elle me dépanne bien.

Nicolas de Pipe Gazette a dit…

Merci Jacques pour ce récit d'expérience.

Acheter une Peterson exige un examen minutieux, presque à la loupe, ce qui freine l'achat en ligne... J'en possède trois, dont une écume tanzanienne achetée sur ebay et dont je suis très satisfait. Les deux bruyères, acquises en boutique, ont des grains mêlés superbes et je les trouve excellentes à fumer. Je sais que beaucoup de fumeurs ont des expériences négatives.

Jacques a dit…

Bonjour Nicolas,

Concernant Peterson, j'en possède trop peu (2 en tout) pour porter un jugement. J'ai toujours lu pis que pendre sur cette marque que ce soit sur les forum francophones ou US.

Le P-lip ne m'a guère convaincu pour l'avoir essayé avec du Nightcap avant de diner chez des amis. J'aurais avalé du savon que je n'aurais rien senti. Palais trop sensible ou langue trop habituée au latakia ?

Je n'ai pas essayé le fameux "system" donc je ne peux pas en parler, même si la condensation et l'accumulation de goudrons me parait inévitable (comme avec notre "zigouigoui" gaulois. Au moins, celui-ci peut-être retiré dès l'achat).

Concernant les bruyères lisses, comme pour toute production industrielle courante, tu as raison, il vaut mieux ouvrir l'oeil. Par contre, je ne retrouve pas avec cette pipe le goût âcre de bruyère verte de l'Aran. Laquelle n'est devenue bonne fumeuse qu'après trois boites de mélange latakié fort. Il est vrai, que la Baker Street est d'une gamme supérieure et qu'en près de 20 ans de boite, la tête a eu le temps de sécher.

D'ailleurs, connais-tu l'origine de leurs bruyères ? J'ai lu les pires critiques sur les bruyères grecques employées par Peterson. Pourtant, j'ai deux Dunhill shell et tanshell récentes (non oil cured) en bruyère grecque qui ont été dés l'origine excellentes. Peut-être une question de traitement et de temps de séchage des ébauchons différente ?

Par contre, j'aime bien les formes massives des Peterson, surtout les rhodésiennes et bulldogs souvent de petite taille en France.

Nicolas de Pipe Gazette a dit…

A ma connaissance, mais ça a pu changer, les têtes viennent de chez Bruken, près de Valence (Espagne). Bruken qui peut d'ailleurs parfaitement se fournir en bois ailleurs qu'au pays de Cervantes...

Jacques a dit…

Merci Nicolas pour cette information. J'avoue ne pas trop comprendre cette diathrybe sur les forums US contre la bruyère grecque ? Surtout, si elle est vraissemblablement d'origine ... espagnole !!! J'ai lu que l'usine Dunhill avait elle aussi été délocalisée en Espagne, ce qui en soit ne m'étonne guère compte tenu de la proximité des sources de bruyère et des conditions sociales plus avantageuses qu'au Royaume-Uni ?

Il n'en reste pas moins que le lien entre l'origine de la racine d'Erica arborea et le goût agréable ou non d'une pipe en phase de culottage reste pour moi des plus mystérieuse. Hormis pour mes bruyères corses (BC Cap Corse, LJG, Pierre Morel) ou italiennes (Castello, Mastro de Paja, Ser Jacopo, Savinelli autograph) qui ont toujours été très douces et agréables dès le début, j'avoue être totalement incapable d'en déterminer la provenance.

Toi qui a eu la chance de rencontrer Lucien Georges avez-vous eu l'occasion d'aborder cette question ? Il y aurait-il des terroirs spécifiques pour la bruyère comme il en existe pour les vins ou simplement est-ce une question d'âge et de localisation de l'ébauchon taillé plus ou moins proche de la croute (les pipes issues plateaux, plus jeunes que les ébauchons taillés plus près du coeur étant plus douces) ?

De même, j'ai cru comprendre que Dunhill utilisait à l'origine des bruyères algériennes, plus adaptées que d'autres au sablage et à la technique de l'oil cured ? Qu'en est-il exactement ? Est-ce encore un mythe sur les pipes à point blanc ? Lesquelles n'ont d'ailleurs souvent rien d'extraordinaire mis à part le prix, comparé à d'autres marques anglaises ou artisanales.

Si tu as des informations sur la question, voici un merveilleux sujet d'article qui passionnera plus d'un fumeur de pipe. A commencer par ton reconnaissant lecteur pour cette mine d'informations que constitue ton blog.

Excellentes volutes à toi.

Nicolas de Pipe Gazette a dit…

Jacques,

Le monde de la bruyère a pour moi sa part de mystère. Est-on sûr que la bruyère de tel pays soit meilleure que celle de tel autre ? Certains, par exemple, vénèrent la bruyère algérienne, d'autres la considèrent comme en bas du tableau.

Lucien Georges ne jurait que par la bruyère corse. Mais il était corse ! Cela dit, les pipes faites par lui que je possède sont très douces. Il attachait de l'importance à l'exposition des pieds de bruyère: le nord était selon lui le meilleur.

Deux vidéos à ce propos, avec Lucien:

http://www.pipegazette.com/2010/06/la-bruyere-corse-interview-de-lucien.html

http://www.pipegazette.com/2012/09/video-au-pays-de-la-bruyere-chez-lucien.html

Jacques a dit…

Merci Nicolas pour les liens. Concernant le mystère de la bruyère, celui-ci restera entier pour moi aussi. Après tout, peu importe la pipe, mais ce qu'on y fume ...