27 décembre 2007

UNE CHARATAN "TRAFALGAR"

En 1863, à Londres et à l'ombre de la célèbre Tower of London, Frederick Charatan, un émigré russe, ouvrit une échoppe de pipe. Longtemps, la maison fabriqua en petites quantités jusqu'au rachat de l'entreprise par Herman Lane, en 1960: il en fit une marque plus productive, visant en particulier le marché américain. Ce ne fut pas pour autant une mauvaise période, car les Charatan de "l'ère Lane" sont souvent considérées comme de bonne qualité, même si certains collectionneurs ne jurent que par l'époque d'avant la cession.

Le dernier atelier "100 % Charatan" ferma en 1982. Depuis ces années 80, Charatan fait partie du groupe Dunhill. On retrouvre d'ailleurs des formes de l'autre maison londonienne, mais souvent avec une particularité sur le tuyau: l'épaisseur est moindre dans la partie finale, pour un meilleur confort en bouche (un type de tuyau et de lentille qui existe depuis les années 1960).

Celle que je possède (photo) a été faite dans les usines de Dunhill et fait partie de la série Trafalgar. Elle n'est donc pas ancienne, ne coûte pas cher et n'intéresse pas les collectionneurs. Mais elle fume très bien ! La bruyère n'a aucun défaut et, même si elle ne présente ni flamme ni loupe, je l'aime beaucoup: la teinte contrastée (rouge et noire) met en avant l'intéressante complexité du grain.
Un achat effectué sur le site de Rafa Martin, qui à mon sens offre des prix attractifs et un excellent service.

> SEMOIS QUE J'AIME

Je ne sais pas si c'est un "vrai" semois: en tous cas, il me semble très légèrement aromatique et il est sûrement mélangé avec d'autres feuilles. Rappelons que la Vallée de la Semois se situe dans les Ardennes belges et qu'il reste - mais pour combien de temps? - quelques cultivateurs de tabacs au goût typique.

Ce Semois Florina me donne en ce moment beaucoup de plaisir: bonne coupe moyenne, taux d'humidité satisfaisant, combustion facile. Il peut être une excellente entrée dans le monde des tabacs bruns. Je le prends dans mes "rotations", aux côtés des Caporal, d'autres semois et de certains virginie.
Ne le cherchez pas ailleurs qu'en Belgique: vous vous casseriez le nez.
Enfin, petite précision de prononciation: on dit bien "semois" et non pas "sémois", comme on l'entend parfois.

26 décembre 2007

> IL CEPPO: LA RACINE ET LA BRUYERE

En italien, "ceppo" signifie "racine". Si l'on remonte, justement, aux racines de cette maison artisanale sise à Pesaro, on trouve les noms de Mario Lubinski et Giorgio Imperatori. En 1978, ces deux hommes ont créé cette petite entreprise, qui a pris la dénomination Il Ceppo lorsque Franco Rossi est arrivé dans l'équipe.

Le sablage des Il Ceppo est d'une beauté à couper le souffle (ce qui, pour un fumeur de pipe, serait dommage...). J'aime la profondeur des méandres formés sur celle que je viens de faire mienne. Et ses lignes de vie sont sublimées par une double teinte.
Pas de doute: pas de beau sablage sans belle bruyère ! C'est d'ailleurs ce que confirme Alain, du Groupe Pipes et Tabacs qui est devenu, en tant qu'amateur, un orfèvre en la matière. Nous en reparlerons !

Cette Il Ceppo avait le tort d'être préculottée: Pierre, de La Pipe du Nord, a procédé pour moi au travail de "dé-préculottage". Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire !

25 décembre 2007

LE LIVRE DE REFERENCE !

L'auteur est journaliste, fumeur de pipe, collectionneur, président du Pipe-Club du Portugal: José Manuel Lopes a mis des années à élaborer ce livre, travaillant à ses heures perdues, de jour comme de nuit, collectant partout dans le monde informations et photos. Le résultat est à la hauteur du labeur: un tour de la planète pipière, présentant, avec le plus d'éléments possibles, les pipiers artisanaux et industriels. Ils y sont tous, ou presque. Un absent: notre ami Pierre Voisin, de La Pipe du Nord, alors que d'autres adresses parisiennes, où l'on ne fabrique pourtant plus de pipe, y sont nommées.

D'abord publié en langue portugaise, l'ouvrage a été traduit en anglais. J'en suis l'un des heureux possesseurs depuis aujourd'hui, puisque je l'ai trouvé au pied du sapin ! Pour une fois que ce n'est pas une pipe...

J'ai acheté ce livre chez Jean-Pierre Petyt et c'est Didier, du Groupe, qui me l'a rapporté de Belgique. Il s'ajoute aux quelques autres livres pipiers de ma bibliothèque.

16 décembre 2007

"PIPES ET TABACS" 2008: MISE A FEU !

En février dernier, nous avions lancé le projet de pipes du groupe "Pipes et Tabacs" 2008. Puisqu'il est a priori sans intérêt pour un artisan de reproduire en grand nombre d'exemplaires un même modèle et compte tenu du fait que les goûts et les couleurs sont -heureusement- multiples chez nous, il a été décidé de faire des modèles différents: chaque "tête de pipe" aura un objet unique !

Pierre Voisin, notre artiste-pipier, a bien voulu s'adapter aux demandes des uns et des autres: telle forme, avec tel tuyau, telle ou telle teinte, avec ou sans bague, virole, allonge...un vrai casse-tête !

Bref, après neuf mois de gestation, elles sont arrivées en cette fin d'année, comme prévu. Le résultat ? Je vous laisse admirer la qualité des bruyères choisies et la perfection du travail. Et comme d'autres membres ont rejoint le Groupe depuis et que certains ont émis le voeux de posséder également leur pipe de l'année, il y aura sans doute encore des petites soeurs au début 2008.

Photo Fred (Fpf)

Ce fut une très belle aventure, pour laquelle il faut remercier bien du monde: Pierre, bien entendu, mais aussi son épouse Valérie, Gérard et Chris qui ont fabriqué les étiquettes, Fred pour les photos, Jip qui a mis en page les différents tableaux sur le forum... Pardon, si j'oublie quelqu'un... C'est comme aux Césars ! En tous cas, les bonnes volontés n'ont pas manqué une nouvelle fois. C'est un état d'esprit qui me touche beaucoup.

Pour marquer le coup, nous avons organisé cet après-midi à 16 heures un premier allumage, une mise à feu simultanée de nos pipes, devant nos ordinateurs. Un joli symbole, pour saluer l'oeuvre accomplie, partager le même plaisir, au même moment. Avec ces "P.D.G.", l'année 2008 ne saurait être vraiment mauvaise !

Ma Pipe du Groupe "Pipes et Tabacs" 2008, avec tuyau en résine

09 décembre 2007

> UNE JEANTET "JUBILE"



Dominique Jeantet, dernier pipier de la lignée

La maison Jeantet travaille le bois à Saint-Claude depuis 1775: d'abord dans la fabrication de tuyaux de pipes en terre, puis au 19° dans le travail du buis et de la bruyère.
A partir de 1920-1930, la société Jeantet-David ne crée que des des pipes en bruyère.

Depuis 1991, la marque Jeantet fait partie du même groupe que Chacom (Cuty-Fort). Dominique Jeantet, dernier pipier de la famille, a cessé son activité en 2000. Les Jeantet sont donc maintenant faites dans les ateliers Chacom.
Cette authentique Jeantet "Jubilé 1975", marquant les 200 ans de l'activité commerçante de la famille, a été achetée neuve chez Georges

29 novembre 2007

> UNE NOUVELLE MELAN

J'ai rencontré Thierry Melan par l'intermédiaire du Groupe. Installé en tant qu'artisan indépendant depuis quelques mois, c'est dans son atelier que je lui ai rendu visite aujourd'hui, au pied de Montmartre. Une minuscule pièce où tout est ordonné: ce pipier a, en peu de temps, accumulé un matériel impressionnant. Machines, outils, matières premières... il a tout à portée de main. Une main libre et créatrice. Il est réjouissant de savoir qu'en plein coeur de Paris, un jeune artisan s'est lancé avec passion dans le travail pipier, voulant maîtriser toutes les étapes de la fabrication.

Grand gaillard au caractère bien trempé, le fougueux Thierry fabrique, mais répare également des pipes anciennes, pour des clients particuliers et ceux des civettes parisiennes et belges.

Dès le début, il a trouvé son style, sa "touche": le rusticage. Et c'est ce que j'apprécie particulièrement sur ce "rusti-bol", comme il l'appelle lui-même: un guillochage profond, souligné par une teinte chocolat, un rebord lisse et prolongé par un tuyau acrylique noir et blanc. Cette pipe est énorme: ses 79 grammes sont parfaitement justifiés par l'épaisseur importante des parois qui évite tout échauffement excessif. Finalement, par rapport à la quantité de bois, elle n'est pas si lourde ! Le raccord tuyau-tige est parfait, le perçage large et le tirage se fait tout seul, ou presque.

Aussitôt rentré à la maison, premier allumage et première agréable sensation: celle d'une bruyère prometteuse.

"Autoportrait à la pipe"...

26 novembre 2007

> DUNHILL DE LUXE NAVY ROLLS

Il y a quelques semaines, Alain, sur le groupe Pipes et Tabacs, nous avait signalé l'intérêt du passage au four pour certains tabacs, en particulier le Dunhill Deluxe Navy Rolls, un "curly cut", coupé en rondelles. Il est d'ailleurs équivalent à l'Escudo de Petersen.


D'après Alain, ce mélange Virginia / Perique, lentement chauffé à 70°c pendant cinq heures dans sa boîte neuve -donc sous vide- donnerait une plus grande douceur, sans piquant, et davantage de saveur.


Ayant tenté l'expérience, sous les yeux médusés et les regards moqueurs de mon entourage familial, je confirme: ce tabac coupé en médaillons que l'on doit émietter n'offre ainsi que du bonheur. Ayant pu comparer les versions "cuites" et "crues", j'ai noté que le bienfait du passage au four était perceptible.
A vos thermosats !

14 novembre 2007

UNE MASTRO DE PAJA

Encore le nom d'une pipe fabriquée à Pesaro, dans les Marches, en Italie: Mastro de Paja. Et encore une affaire de famille, aujourd'hui celle d'Alberto Montini, alors que le créateur de cet atelier en 1972, Giancarlo Guidi, a depuis fondé la marque Ser Jacopo.

On saluera ici le foisonnement des artisans italiens, ne serait-ce que dans cette région de Pesaro: Mastro de Paja, Ser Jacopo, Il Ceppo, Rinaldo, Don Carlos, Le Nuvole, sans oublier Moretti, installé lui à Recanati. Quant à l'autre grande région pipière, la Lombardie, elle abrite Castello, Savinelli, Brebbia, Radice, Ascorti, Caminetto, Ardor, Viprati... Et Cavicchi dans la région de Bologne (Emilie-Romagne)... Et Paolo Becker à Rome...Et Spanu en Sardaigne...
Sur cette Mastro de Paja, j'apprécie en particulier le veinage régulier et bien mis en valeur de la bruyère, ainsi que le confort du tuyau acrylique. Sans parler de la courbe assez prononcée, qui ajoute à la légèreté en bouche.
Et, bonne nouvelle: elle n'était pas préculottée ! Quel plaisir de "déflorer" une bruyère vierge. Je sais, je radote...D'aucuns diront que ce n'est pas une partie de plaisir; je trouve au contraire que ce rôdage fait partie du bonheur des premiers fumages. Je préfère le léger piquant d'un bois vierge à un goût déplaisant et artificiel d'une couche de protection.

A ce propos, j'avoue ne plus respecter la fameuse loi du bourrage progressif par tiers d'une pipe neuve: je la remplis entièrement dès le début, la fume doucement et la rallume s'il le faut. Et je n'ai jamais brûlé une bruyère !

09 novembre 2007

> AUTOPSIE D'UNE PIPE

Sur le groupe Pipes et Tabacs, nous avons souvent des questionnements curieux et intéressants: ce fut le cas récemment, lorsqu'il s'est agit de savoir si une pipe en bruyère avait une durée d'existence quasiment éternelle ou si, au contraire, comme nous tous ici-bas, son espérance de vie était limitée. Sur ce thème, les avis sont parfois contradictoires.
Certains pensent que le fait qu'une bruyère fonce et devienne marron très sombre indique que le bois est saturé de goudrons: dans ce cas, selon eux, la bruyère est "morte", le goût rendu désagréable et la pipe à jeter aux oubliettes.
D'autres supposent qu'il n'y a pas vraiment de péremption pour une pipe bien culottée, déculottée régulièrement dans le but de ne laisser qu'une mince couche de protection à l'intérieur du fourneau. Encore faut-il la laisser reposer et sécher au moins 24 heures pour que le bois ait le temps de subir sans dommage un nouveau fumage.
Pour avoir une réponse, certes non définitive (qui peut se targuer de détenir la vérité absolue ?), nous avons, avec mes amis Pierre et Michel, tenté une expérience d'autopsie de pipes !
Michel avait chiné un stock de vieilles pipes qui avaient sûrement été fumées sans ménagement et pendant des décennies par de charmants papis: pas entretenues, maltraitées, affreusement et irrégulièrelement culottées... bref, la pire des situations.
Le Docteur Pierre, dans son atelier de la Pipe du Nord, a accepté d'en sélectionner quelques unes et de procéder à un découpage dans la longueur. Je l'ai photographié en plein travail d'autopsie. Attention les doigts !
Enfin, j'ai remis à Michel ces cadavres de pipes tranchées par le milieu afin qu'il fasse pour nous des photos très fines.
Ma conclusion (et je crois que Pierre et Michel sont de cet avis): une pipe dont le fourneau a été correctement entretenu vivra bien plus longtemps que nous. Les seuls dégâts notoires observés viennent du fait que la pipe a nettement été brûlée, parce que le fumeur a trop fait chauffer, trop rallumé, rebourré avant repos, qu'il a laissé une couche de carbonne d'une épaisseur irrégulière s'installer, créant ainsi une mauvaise protection et des brûlures profondes. Et même avec la plus grande négligence et sur une durée vraissemblablement très longue, il reste encore du bois non affecté !
Enfin, le fait qu'une tête de pipe devienne très sombre au fil des années de fumage ne signifie pas qu'elle soit saturée de goudrons, de gaz et de jus.Dormez tranquilles, amis de l'erica arborea, vos pipes, bien soignées, ne partiront pas en fumée avant que vous ne cassiez la vôtre.

> SAVINELLI LINEA ARTISAN

Chez Savinelli, la gamme est large: on trouve de tout, à tous les prix. Je reproche d'ailleurs à la marque de sacrifier parfois son image avec du bas de gamme.
Mais dans les séries les plus gradées, les "fait-main", on trouve des choses magnifiques. Le top de la marque, c'est la collection Autograph.

Ensuite, arrivent les Linea Artisan: moins parfaites que leurs supérieures (on peut y trouver quelques points de mastic!), elles n'en sont pas moins excellentes à fumer: les bruyères sont d'une incroyable légèreté, d'une excellente porosité, ce qui donne à la fumée une douceur appréciable dès le premier allumage. On aimerait en dire autant de bien d'autres pipes dont l'âcreté initiale a découragé bien des fumeurs débutants, qui sont allés ou retournés à la "tige".

Mon ami Pierre de la Pipe du Nord fume régulièrement dans son magasin et dans son atelier une Linea Artisan. Sur ses conseils, après avoir tâté, pesé, soupesé bon nombre de pipes de la fabrique milanaise, j'ai donc craqué pour cette belle courbe; une flammée de 50 grammes seulement, malgré une importante contenance. Et je confirme l'excellence du goût dégagé dès le début, me confortant dans l'idée que "dépuceler" une pipe peut parfaitement être une partie de plaisir, si la bruyère est bien sèche...

Vous remarquerez l'insert rectangulaire en bruyère sur le tuyau: ce signe disctinctif et distingué des Linea Artisan n'est -hélas- désormais plus utilisé. Cette pipe est l'une des dernières ainsi marquées.

27 octobre 2007

> "CAFE PIPIER" A LA MAISON

Quand trois fumeurs de pipe se rencontrent, que peuvent-ils bien se raconter, à votre avis ?
Autour d'un café, nous nous sommes retrouvés à la maison, Didier, Michel et moi pour un après-midi de bavardage et de fumage. Chacun ayant sorti quelques unes de ses bruyères, la table du salon fut vite occupée: Pipes et Tabacs offre aussi ces bons moments de détente et d'échange. Car j'ai rencontré mes deux convives via le groupe internet.
Didier avait apporté plusieurs pipes faites par Gilbert Guyot, qui tenait naguère un magasin-atelier au 7 avenue de Clichy à Paris, adresse qu'il fréquentait souvent. J'avais rendu visite au pipier il y a quelques années, chez lui.

La particularité de ces Guyot, c'est que le tuyau en résine (pas en acrylique, moins solide) est monté avec un sytème de vis, comme certaines écumes.

En tous les cas, merci à Didier et Michel pour ces quelques heures enfumées...Se sont mélangés à cette occasion des parfums de G.L.Pease Robusto, de Kentucky Club et de Schippers. En parfaite harmonie.

17 octobre 2007

RADICE !


Luigi Radice: c'est lui qui, en compagnie de Pepino Ascorti, avait créé la maison Caminetto en 1968.

Mais il travaille depuis longtemps sous son propre nom, avec ses deux fils, en Lombardie (Italie). Ses spécialités: les tiges imitation bambou ( je préfère le vrai!) , le rusticage et le "oil curing" (traitement à l'huile des têtes en bruyère) qui adoucit le fumage.

Le fait est que, dès le début, cette pipe est plutôt agréable, très très légère. J'aime aussi la forme, les oeils-de-perdrix sur le bord du fourneau, cette modulation sur la tige et les flammes à son extrémité, le travail libre et la teinte du tuyau. Elle est ainsi dénommée: Radice Retro oil cured 2007.

A signaler: l'excellent service du site Smokingpipes, d'où cette Radice provient. Mais j'ai eu une grosse frayeur: elle a mis plus de trois semaines à arriver !

06 octobre 2007

> 140 PIGES POUR LA "PIPE DU NORD"


Sandblast, Jpp et Jip

PML et une pipe à sa dimension...

Pascal (Ganesh) et François

Rémy et Pierre


Eric et en arrière-plan, Michel

Xaguy et Thierry

Il a l'air un peu triste GG... Patrice, lui, est hilare...

Etienne (dit Béru) songeur

Marius, toujours un verre vide à la main...

"Pierre, un discours, un discours !"

Pierre et sa maman

Pierre, Valérie Voisin et leurs enfants

Pierre a reçu en cadeau de la maison Savinelli une pipe gravée pour les 140 ans

Pierre, Eric et Jip

Fin de soirée, une dernière pipe dans la boutique 

Petit assortiment de blagues et de boîtes

Grande fête ce samedi soir à La Pipe du Nord, adresse parisienne de référence: Valérie et Pierre Voisin recevaient pour commémorer les 140 du magasin. Ses invités: ses meilleurs clients ainsi que les membres du groupe Pipes et Tabacs qui pouvaient faire le déplacement. Pour l'occasion, la famille Voisin avait organisé un buffet-dînatoire, boulevard Magenta (Paris, 10°).

D'abord quelques mots sur Pierre: je l'ai rencontré il y a plus d'une dizaine d'années, en tant que le client. Pierre est d'un naturel discret: un professionnel efficace, mais qui ne "saute" pas sur l'acheteur potentiel. C'est donc assez lentement que j'ai pu établir des relations plus personnelles avec lui. Jusqu'au jour où, chacun ayant sans doute plus de temps, nous avons longuement discuté: je lui ai alors expliqué que j'avais créé un groupe sur internet, que j'aimerais beaucoup qu'il en fasse partie. Pierre avait été échaudé par un article et des propos négatifs sur les boutiques parisiennes spécialisées, publiés sur internet. Mais, convaincu par mes arguments, il nous a rejoints, sur Pipes et Tabacs, dont il est devenu un membre essentiel. Je peux dire maintenant que, plus je connais Pierre, plus je l'apprécie.

Concernant le magasin La Pipe du Nord, je dois dire que c'est un lieu magique: choix large, atelier de réparation, ambiance sympathique... si, par une évolution malheureuse, ce genre d'adresses venait à disparaître, mes pipes n'auraient plus la même saveur. Je suis un "accro" du net, mais il ne remplace pas le besoin que je ressens d'aller rendre visite à des connaisseurs comme Pierre, fumer une pipe et discuter avec eux, carresser de belles bruyères.

A ce sujet, le groupe Pipes et Tabacs est un bonheur quotidien derrière l'ordinateur. Mais il est aussi l'occasion de belles réunions, comme ce fut le cas ce soir: parmi les nombreux convives, notre "communauté" était dignement représentée par une quinzaine de personnes, dont certaines venus du Poitou, de Lorraine, de Champagne et de Belgique. Merci à tous et bravo à Pierre et sa famille pour l'organisation parfaite et l'accueil chaleureux.