07 septembre 2015

► LA PIPE CHACOM DE l'ANNÉE 2016

Les prix de vente conseillés pour chaque finition:  S1: 385€  / S100: 297€ / S200: 205€ / S300: 198 € / S700: 165€ / S900: 165€ / S1000: 140€




VUES

37 commentaires :

Gilmieug a dit…

J'ai une préférence pour le modèle 2005. sa forme oeuf était très réussie. Je trouve que celle ci est plus particulière, déséquilibrée avec ce foyer pencher et et ce petite courbe. AMHA.

Joseuvic a dit…

Une pipe de l'année très réussie cette année. Un mélange de formes "belge" et "egg" qui me plait beaucoup. Une belle réalisation de la maison Chacom.
Bravo!
Cette pipe devrait connaître un certain succès je pense.

@ Gilmieug: la PdA 2005 n'était pas de forme "egg"; c'était une " bent panelled".

Gilmieug a dit…

Pardon Joseuvic je voulais écrire 2015...

Joseuvic a dit…

Il ne faut pas s'excuser pour ça.
Il est vrai que la PdA 2015 était une réussite...aussi.

Anonyme a dit…

Le modèle naturel est vraiment très réussi. Il y a également des prix pour tous les budgets .
Le foyer semble convenir pour des tabacs tels que semois et autres tabacs français.
Merci pour le partage.
Jack

Charly a dit…

J'aime assez cette forme. Mais moi aussi je préferai celle de l'année dernière.

Anonyme a dit…

Bonjour Nicolas et merci pour mettre en ligne, en avant première, les pipes "signature" 2016 des deux dernières marques franc-comtoises survivantes.

J'avoue être de plus en plus déçu par le manque de créativité des deux plus grandes marques sanclaudiennes, BC et Chacom, pour leur pipe de l'année. Encore un modèle qui ressemble peu ou prou aux danoises que nous voyons depuis 20 ans, avec moins de caractère et pour des prix beaucoup plus élevés que chez Neerup (Jeppesen), Copenhagen collection (Eltang), Crown of Denmark (Winslow).

On est à la fois loin de la qualité des pipes high grade de Hans Former Nielsen, de Jørgensen ou Balleby et des formes classiques qui ont fait la grandeur des pipiers jurassiens au siècle passé. Pourtant une Chimney, une Apple, une Bing, une Rhodésienne ou une Egg parfaitement exécutée, dans un plateau sélectionné de belle bruyère italienne aurait beaucoup plus d'intérêt que ce design amolli de pipes pseudo-nordiques.

Espérons au moins, vu le prix demandé, que ces pipes seront au moins de grade AA, exemptes de sandpits, de mastic, avec un perçage correct à 4 mm et une lentille en V ...

Heureusement, qu'il reste encore quelques artisans en France (Pierre Morel, David Enrique, Sébastien Beaud, Trever Talbert, Thierry Melan) capables de faire de belles pipes qui sortent de l'ordinaire. Après quoi, je ne fumerai plus que des Charatan, des Upshall ou des Millville ...

Anonyme a dit…

Entièrement d'accord en tous points!

Jack a dit…

Je viens d'acheter la pipe nature. Pour votre information elle est non seulement très légère mais également très agréable à fumer.
Sa finition est parfaite. Après deux fumages (très léger), aucun masticage n'apparaît et pas de surchauffe malgré son foyer "très fin"
Actuellement je l'a fume avec un tabac, très souvent oublié, des fumeurs un dunhill London mixture.
Elle mérite également de la voir, de la tenir en main. Son "look" est nettement plus agréable que sur photographie.
Jack

Jacques a dit…

Salut Jack,

Heureux de savoir que cette pipe rend mieux en vrai que sur la photo et qu'elle te plaise.

Finition parfaite à 385 euros, j'espère pour toi, (c'est le prix d'une Dunhill group 3, d'une Castello handmade KKKK ou d'une grosse Pierre Morel en bruyère AA ou une AAA moyenne). J'irai voir au Caïd à quoi ressemble ta merveille.

Quant au London mixture actuel, comme pour le Standard mixture, il a beaucoup baissé par rapport à la production Murray. Le goût s'est américanisé, trop de sucres (ajout de virginias rouges), trop gras (dosage latakia chypriote/orientaux pas optimum virant sur un balkan). Le London d'antan était sec, charpenté et vif.

Que penses-tu de l'Ashton Artisan's blend ou du Skiff mixture de S. Gawith ? Personnellement je les préfère au Dunhill d'Orlik, même si le Périque dans l'Ashton n'est pas une nécessité, mais on le sent peu. Plus fort en nicotine, tu as le Nightcap. Mais là encore, Orlik en a fait un tabac linéaire qui n'évolue pas au fil du bol, sans nuances un peu comme le Commonwealth à qui il manque des orientaux pour faire un bon anglais.

Si tu as l'occasion de commander aux USA, essaye le H & H Admiralty en bulk qui se rapproche davantage du goût des vrais Dunhill, (enfin ceux d'avant ...) ou chez Mc Clelland, le Legends ou le Wilderness.

Bonne pipe.


Jack a dit…

Merci pour ton message. J'ai la chance d'habiter Bruxelles et d'avoir un grand choix de tabacs( pas tous mais beaucoup). Et puis j'ai un magasin très sympathique.
Par contre , je suis intrigué par tes observations sur le tabac dunhill. Pourrais tu m'en dire un peu plus sur les virginies rouges. De quoi s'agit il?
Je ne connais pas la dénomination.
Encore merci pour tes remarques et ton érudition en matière de tabacs et de pipes
Jack

Jacques a dit…

Salut Jack,

Quelle chance tu as d'habiter Bruxelles, une ville superbe qui regorge de civettes bien achalandées et ... moins taxées qu'en France !

Concernant la couleur des virginias, c'est avant tout une question de séchage plus ou moins maitrisé après récolte. Le procédé utilisé pour déshydrater les feuilles de ce tabac est le flue-cured ou séchage à l'air chaud dans des séchoirs chauffés et ventilés mécaniquement. C'est le mode le plus courant utilisé au monde, (notamment pour les cigarettes). Le séchage du virginia dure environ une semaine et comprend 4 opérations :
- le jaunissement des feuilles par une augmentation progressive de la température sur 48 h, jusqu'à atteindre 34°C.
- La coloration définitive de la feuille par une augmentation brutale de la température à 55°C, pour en évacuer rapidement de l'humidité.
- La réduction des côtes qui consiste à augmenter graduellement la température jusqu'à 70°C, pendant une période limitée, afin de ne pas risquer de faire caraméliser les sucres contenus dans les feuilles.
- Le refroidissement par ouverture des volets du séchoir pendant une nuit afin d'atteindre un taux d'humidité d'environ 15 %.

Ensuite, le tabac pourra être expédié chez le blender ou stocké pour une durée d'un an.

Le séchage à l'air chaud est un processus qui permet de réguler l'hygrométrie et la température afin :
- de révéler les pigments caroténoïdes (provitamine A) contenus dans la feuille de tabac, celle-ci passant du vert au jaune-orangé,
- d'augmenter de manière notable le taux de sucres (fructose et glucose) contenu dans le produit final,
- d'obtenir une teneur nicotinique plus élevée qu'avec un séchage naturel.

Par contre, une couleur rouge ou un orangé très prononcé virant sur le brun dans un virginia pur est révélateur d'un séchage trop rapide ou d'un mauvais dosage dans l'augmentation graduelle de la température ayant entraîné la caramélisation des sucres, leur destruction partielle ou totale et la perte corrélative de ses arômes.

Jacques a dit…

(Suite ...)

En conséquence, lorsqu'on on ouvre une boite de virginia (ex Capstan), il faut se méfier des teintes rouges et orangées-brunes qui sont révélatrices d'un mauvais séchage et d'un tabac de piètre qualité.

Dans un mélange anglais, on devrait idéalement trouver des bruns noirs brillants (latakia, séché au feu de bois), des brins jaune paille ou clair (orientaux, séchés naturellement au soleil) et des brins jaune-orangé clair (virginia, séché à l'air chaud). Sauf pour les tabacs encavés pendant plusieurs années (où le virginia a maturé naturellement en perdant des sucres et en développant de nouveaux arômes), on ne devrait pas trouver de brins rouges ou marrons plus ou moins foncés dans un blend anglais.

Or, si tu observes le contenu d'une boite de Dunhill London ou Standard actuelle, c'est ce que tu trouves majoritairement, donc cela ne peut pas aller. Lors du fumage, on perds en sucres (nicotine) et surtout en arômes. Par ailleurs, la durée de conservation de la boite avant fondue aromatique sera réduite car le processus de maturation est lancé dès la fabrication. De fait, un Dunhill Orlik atteind son apogée vers 4 ans d'encavement, alors que j'ai fumé des Murray (chez Segar and Snuff à Covent Market, Londres), excellents après 25 ans de boite.

Les seuls blends chez Dunhill qui ont vraiment gagnés à être produits par Orlik hormis le Deluxe Navy Rolls, sont le Durbar que je te conseille de tester si ce n'est déjà fait et le Nightcap. Hélas, pour ce dernier, il n'évolue plus en cours de bol. Ce sont toujours les mêmes arômes du début à la fin et c'est un peu lassant surtout avec des fourneaux de taille supérieure au groupe 4 chez Dunhill. C'est la raison pour laquelle, je lui préfère pour le soir l'Ashton Artisan's blend qui est plus riche en saveurs olfactives.

Un autre blend râté à mon sens, est le Commonwealth de chez SG (50 % Latakia / 50 % Virginia). Autant fumer directement un pin des Landes entier dans sa bouffarde. C'est gras, huileux, balsamique (pour ne pas dire bitumeux) au possible, mais guère plaisant passé 20 minutes. J'éprouve davantage de satisfaction à fumer du Wellauer Syrian latakia (100 % Latakia) pur. Par contre, si tu mélanges une boite de SG Commonwealth avec deux boites de Skiff mixture SG et les laisse un mois ou deux dans un bocal en verre étanche en les agitant de temps à autre, c'est vraiment bien comme Lakeland et cela se rapproche des Dunhill Old School.

Sinon, je te conseille plus dans les orientaux que dans les anglais, le Penzance de chez Esoterica, si tu arrives à en trouver. Je suis en train de m'en fumer un bol dans un bulldog Dunhil groupe 3 et je dois reconnaître qu'il est fameux.

Bonne pipe.

 Jacques

Jack a dit…

Génial. Je fume régulièrement du Durbar et parfois du flake dunhill. Mais le tabac de cœur c'est du semois. Cela ne m'empêche pas de fumer également d'autres tabacs dont un plus particulèrement que je te recommande le VB 2( c'est un mélange de Jacques Vinche, c'est du belge)
Un excellent mélange .
Bonne bouffarde

Jack

Jacques a dit…

Le Semois est une découverte tardive pour moi. Initialement, j'avais commencé par du Didolux et par l'horrible "Semois BC" (Butz-Choquin) qu'on trouve en France aux pestilentielles effluves de terre, de cigare, de fumier et d'égoûts. Autant te dire que cela m'avait fait fuir n'étant pas du tout amateur de burley et autres kentucky rustauds. Ensuite lors d'un séjour professionnel sur Sedan, j'ai goûté les mélanges artisanaux de la région de Corbion et ce fût une vraie découverte. Mes préférés sont les tabacs de Jean-Pierre Couvert, la Vallée du Mt d'Or pour sa douceur et sa richesse aromatique et le Dix Cors Brame (légèrement) aromatisé. Le Vieux Bohan (Martin) et la Brumeuse (Manil) sentent un peu trop l'écurie pour un français amateur d'anglais depuis plus de 36 ans.

Concernant le VB n° 2 de chez Vinche et Koopmans, je le connais bien. C'est typiquement un blend qui mérite d'être encavé pendant deux bonnes paires d'années ou d'être passé quelques heures au four pour qu'il exprime tout son potentiel. Comme d'habitude, l'ajout de Périque et de Cavendish ne se justifie nullement, vu que le premier ne se sent pas au fumage et que le second, sensé adoucir le virginia, ne fait pas son oeuvre. Par contre, le latakia chypriote utilisé est excellent. Dommage que ce ne soit pas le cas du virginia qui lui, manque singulièrement de sucres et distille de l'amertume en bouche. Au final, je trouve que cela donne un blend un peu trop "rough" pour être fumé en l'état. Je préfère émietter quelques flakes de Capstan bleu (original navy flake) dans la mixture pour lui donner un peu plus de rondeur. A toi de voir, si tu préfères le VB n°2 avec ou sans ce petit correctif sucré ...

Bonne pipe.

Jacques

Jack a dit…

Je pense que nous avons beaucoup de points communs en matière de fumage. Effectivement le semois est un excellent tabac qu'il soit de Corbion ou de Bohan. (Il est parfois un peu trop sec)

Pour le VB2 je l'ai mis en cave deux boîtes. Il a maintenant deux ans. Je pense le fumée l'année prochaine en vacances.
C'est un réel plaisir d'avoir échangé avec toi.
Plaisirs de discuter avec toi pour d'autres échanges sur cet excellent site.
Bonne bouffarde
Jack

Jacques a dit…

Effectivement Jack, il me semble déceler de nombreux points communs dans notre pratique tabagique et je trouve très agréable de pouvoir échanger par le biais du blog de Nicolas que je remercie vivement pour cela.

Concernant le Semois comme pour nombre de bruns, la trop faible hygrométrie est un reproche fréquemment formulé. Ce tabac se consumme trop vite et a une propension naturelle à faire chauffer les bouffardes. Particularité génante pour un fumeur débutant ou avec des pipes ayant peu de bois comme les billiards Dunhill, qui peuvent se percer au niveau de la jonction fourneau/tige. Personnellement, j'utilise toujours pour ces tabacs des pipe à fourneau très haut et épais, (soit une Chimney droite de P. Morel père, soit "LA" Dunhill de mon grand-père, une mythique et vaillante LC 120 Shell briar dans la famille depuis ... 84 ans, cf. http://www.fumeursdepipe.net/artdunhill120.htm). Le Vieux Bohan de Joseph Martin échappe à cette critique, ce qui permet de le fumer plus lentement sans échauffer les pipes. Malheureusement, l'odeur est vraiment trop affreuse ...

Concernant le VB2, je suis persuadé des bienfaits de l'encavement pour lui enlever cette rugosité de plus en plus présente en cours de bol. Lors d'un prochain voyage à Bruxelles, j'acheterais aussi quelques boites en vue d'une maturation longue en cave. Sinon, pendant très longtemps, j'ai utilisé des tabacs correctifs "purs" pour les blends qui ne me conviennaient pas en l'état : Wellauer Syrian latakia, Capstan bleu, McClelland Oriental Grand Réserve Drama et Yenidje. Aujourd'hui, je dispose de recettes bien établies et fiables pour mes blends "all day" et j'utilise le plus souvent du tabac en vrac (bulk) venant de Suisse, des Pays-Bas, d'Allemagne, du Royaume-Uni et des USA par souci d'économie. Seuls sont encavés les très bons tabacs, comme le Margate, le Penzance, le Solani, certains GL Pease, McClelland, Ashton, Gawith, C&D, H&H ... D'autant que la place me manque.

Excellente soirée et belles volutes à toi.

Jacques

Nicolas de Pipe Gazette a dit…

L'entreprise Chacom va déménager:

http://www.leprogres.fr/jura/2015/11/01/le-pipier-chacom-demenage-enfin-a-l-essard-pour-une-installation-en-janvier

(copier/coller le lien dans votre navigateur)

Jacques a dit…

L'adjonction d'une boutique de vente directe est une excellente chose et permettra je l'espère, de trouver toutes les formes référencées au catalogue, ainsi que les modèles anciens qui ne sont plus distribués.

Jack a dit…

Pour m'a part, j'espère qu'il existera encore des points de ventes non virtuels. Bien sur il m'arrive d'acheter en ligne(notamment le cadre noir, d'hondt pipes,la pipe qui rit, à la pipe du nord...des excellents sites avec des conseils super) mais l'achat d'une pipe dans un magasin ou l'on peut discuter et échanger avec le "patron" reste pour moi un moment très agréable. Je n'aurais jamais acheté ma Chacom si je n'avais pas eu cette possibilité. Il en est de même pour les tabacs.
Jack

Jacques a dit…

Hello Jack,

En matière de pipes, il est toujours préférable de traiter avec des boutiques physiques spécialisées dotées ou non de sites internet, que de recourir à des pure players. Sur e-bay, c'est toujours risqué, malgré la sécurisation des payements et l'évaluation du vendeur. Pouvoir voir et toucher une pipe, issue d'un lôt sélectionné par un professionnel, en apprécier les défauts et qualités est une garantie de satisfaction future.

Concernant Patrick Cornu, Epinal est toujours un arrêt sur ma route vers Strasbourg et l'Allemagne. Outre les classiques Chacom, il a souvent des danoises et des italiennes intéressantes. Ses pipes sont sélectionnées, les défauts ne sont pas cachés contrairement à certaines boutiques françaises et on trouve souvent des estates peu ou pas fumées intéressantes. En outre l'accueil est sympa.

Au Royaume-Uni, j'achète souvent mes pipes à Leeds chez Smoke-king.co.uk, le choix de Dunhill, Parker, Charatan, ... est pléthorique et les prix au plus bas. Sur Londres, chez Segar and Snuff à Covent Market pour ses Covent Traditional. En réalité, des Ashton second oil cured sous marque distributeur au dixième du prix. J'en achète une par mois en moyenne et n'ai jamais trouvé un seul défaut en cinq ans. Milleville à Picadilly Market qui vend de magnifiques pipes high grade maison au milieu d'un fatras de bibelots-souvenirs, James J. Fox sur St James St. et Selfridges sur Oxford St., mais uniquement pour les soldes à - 40 ou - 60 %, à partir du boxing day (lendemain de Noël) et Blakemar briars fabrique très ancienne et méconnue qui fabrique à Towcester des modèles classiques d'excellente qualité.

En Italie, j'achète mes pipe chez Bollitopipe à Turin et Al Pascia à Milan. Jamais eu un seul problème, qu'il s'agisse de modestes Savinelli Grezza dont la finition cirée, teintée ou rustiquée reste à faire ou des high grade Castello, Ser Jacopo, Mastro de Paja, ...

Nicolas de Pipe Gazette a dit…

Merci Jacques pour ces adresses, dont je connais quelques unes. A Londres, il me reste donc encore à découvrir Selfridges.
Jack pourra peut-être aussi nous parler de la maison Lefever dans l'agglo de Bruxelles.

Jacques a dit…

En période de soldes, ça vaut le coup de remonter Oxford St. en partant de Bond St. en direction de Marble Arch. Il y a tous les grands magasins comme BHS, John Lewis, Selfridges ... On y trouve toujours un rayon Gifts et donc des pipes. Alors que chez Dunhill à Paris, il faut demander pour voir les pipes ... !

En période de soldes, le premier jour les prix sont à - 40, mais passé le Boxing day, c'est le plus souvent - 70 %. C'est ainsi qu'année après année, je me suis fait une petite collection de Dunhill, d'Upshall et de Milleville (boutique à côté de l'église à 100 m de Picadilly Circus en direction la librairie Waterstone (la plus grande de Londres).

Jacques a dit…

Quelques autres bonnes adresses testées :

James Barber dans le Yorkshire, UK : http://www.smoke.co.uk/ (un grand choix de Ferndown)

My smoking pipe à Preston, UK https://www.mysmokingshop.co.uk/ (des northern briars a foison, y compris les high grade helix)

Shave & Coster à Berkshire, UK : http://www.tobacconistonline.com (pour les Charatan)

Lloyd & Sons à Aberystwylth, UK : http://www.cigarsofcuba.co.uk (Les Peterson sont à un prix intéressant.

Invicta briars fabricant de pipes,UK : http://www.invictabriars.com (fabricant de modèles classique a petit prix comme Blakemar briar).
Edimbourd en Ecosse, UK : http://www.thepipeshop.co.uk/ (un grand choix de Peterson)

William's estate briars à Skerninge au Danemark : http://estatebriarpipes.dk/

Au Fumeur à Mouscron (face à la frontière française de Tourcoing) : http://www.aufumeur.be/ (tous les tabacs à pipe disponibles en Belgique, grand choix de puros et de pipes).

Sybaryte en Espagne : http://www.sybaritepipe.com/en/ (très bon site en high grade)

Paronelli région des lacs, Italie : http://www.paronellipipe.it/ (toutes les italiennes high grade)

Boswell Pipes USA. (fabricant de pipes haut de gamme) http://www.boswellpipes.com/index.html

Jack a dit…

Je retiens la suggestion de Nicolas de présenter le magasin Lefever. Je dois m'y rendre la semaine prochaine. Je reviendrai vers Nicolas pour plus de détails.
Jack

Jacques a dit…

Si tu en as l'occasion, lors de cette visite, Jack, pourrais-tu nous donner ton avis sur les pipes Chris et V.B que je ne connais pas du tout ? J'imagine que V.B est fabriquée pour Vinche et Koopmans. Par qui ? Je sais qu'ils sont grossistes Dunhill pour la Belgique, c'est tout. Idem pour Chris, je ne trouve rien sur pipedia. Une marque belge ? Il y a-t-il des formes intéressantes ?

Merci d'avance.

Jacques

Jack a dit…

Hé Jacques,

Pas de problème je vais me renseigner. Mais un peu de patience, c'est pas simple actuellement Bruxelles et puis travaille oblige.

Le magasin le plus compétent en la matière est le roi du cigare. Je pense que c'est lui qui est le spécialiste Dunhill et revendeur VB. il devrait encore en vendre. C'est également chez lui que j'ai acheté( voici très très longtemps. le magasin était encore tenu par les parents du propriétaire actuel) une VB en bruyère. Malheureusement le tuyau est cassé et elle est complètement brûlée.C'etait une pipe de jeune homme donc pas très onéreuse ...
Pour être honnête je ne me souviens plus de sa qualité. Pour la pipe Chris, je ne connais pas la marque.
Par contre, j'ai deux superbe Vinche (VB ) en écume et tuyau en ambre. Tu peux imaginer les plaisirs de les fumer.
Elles ont été fabriqué par Vinche "l'ancien".

Pour les pipes Belges j'ai également une très très vieille Hilson, à l'époque Hilson était Belge c'est une Hilson club elle est excellente. La bruyère est très ancienne. J'ai hérité également d'une pipe fabriquée à Leuven ( excellente bruyère modèle très classique)mais je n'ai pas le nom du pipier ainsi qu'une pipe fabriquée à Arlon.Impossible d'avoir dès renseignements sur sa fabrication.. Pour cette dernière le tuyau est cassé. Je vais la faire réparer. Elle est sympathique. son tuyau était en corne véritable.
Jack

Jacques a dit…

Salut Jack,

Prends ton temps et surtout évite de prendre des risques ! Merci pour les informations sur Vinche. Moi aussi, j'ai une petite Vinche qui ressemble à une Bing, trouvée il y a quelques années à la Braderie de Lille. Par contre, je ne savais pas qu'il travaillait l'écume et l'ambre. Veinard !

Concernant Hilson, j'avais déjà vu sur le blog que la marque appartenait autrefois à la famille Koopmans avant d'être rachetée par Royal Dutch Pipe Factory, (Big Ben), (http://www.pipegazette.com/2008/03/hilson.html). Dès lors, l'association Vinche/Koopmans était logique afin de permettre une importante diversification (tabacs, pipes, accessoires).

Toutefois, j'aimerai bien savoir si VB fabrique encore ses pipes ou sous-traite à Royal Dutch Pipe Factory qui, d'après Nicolas est le dernier groupe pipier existant au Bénélux. Autant je trouve les Big Ben sans grand intérêt, autant la série des Hilson désignées par Rainer Barbi me plaît, malgré le vernis qui cache la bruyère, (http://www.alpascia.com/pipes/l/Hilson1). Mais ce que je recherche le plus, ce sont des modèles traditionnels d'outre Quièvrain comme la Chimney droite et la Belge (Cutty) qui reprend la forme des anciennes pipes en terre que l'on trouvait dans les estaminets du nord de la France au 19ème siècle. Nostalgie des Jacob Gambier qui commencent à devenir rares.

Jacques

Nicolas de Pipe Gazette a dit…

Les Hilson sont maintenant produites par Gubbels (qui fait les Big Ben).

http://www.gubbelspipes.com/

Jacques a dit…

Selon Pipedia, il s'agirait de la même entreprise sous deux appelations différentes :

"In December 1972 the company opened new and very modern factory in Roermond at Keulsebaan 505. With the official opening by the Governor of the Province of Limburg, the Gubbels company was, on behalf of Her Majesty Queen Juliana of the Netherlands, granted the title "Royal" so that the official name became: Elbert Gubbels & Zonen - Koninklijke Fabriek van Tabakspijpen (Elbert Gubbels & Sons - Royal Dutch Pipe Factory).

In honour of this title, a new brand was designed and named Royal Dutch. This brand was also created, to negate the belief that Big Ben was of English origin".

http://pipedia.org/wiki/Gubbels

Nicolas de Pipe Gazette a dit…

Exact. C'est vrai qu'on dit davantage "Gubbels" de nos jours.

Jack a dit…

Vraiment Jacques tu es une encyclopédie vivante. Pour les pipes que tu cherches peut être tu pourrais te renseigner au musée de la pipe à Amsterdam . Voici quelques mois, j'ai eu l'occasion de visiter le musée de la pipe( voir également l'article de pipe gazette) ils ont de très nombreux modèles et ils sont bien renseignés sur le monde de la bouffarde .
Pour m'a part, je vais chercher tes renseignements. Pourrais tu m'en dire un peu plus sur la chimney droite et la cuty. Se sont des pipes en bruyère?
Pour ton info, j'ai quelques pipes en terre d'Andenne. Cette partie de la Belgique comptait de nombreux pipiers fabrication en terre.
Certaines de mes Jacobs indiquent sur la tête que c'est une véritable "fausse Jacob" et certaines ont leurs inscriptions en flamand.


Pour big Ben, j' ai acheté une pipe l'année passée en Hollande. J'ai été très déçu. Si au départ elle était plus tôt agréable, elle n'a pas tenu l'année.
Le bois de la pipe( bruyère?) donne une saveur trop prononcée au tabac. Je la fume encore mais très rarement.
Jack

Jacques a dit…

Ça fait effectivement longtemps que je dois aller visiter le musée de la pipe à Amsterdam, qui à en lire le sujet de Nicolas semble très intéressant. D'autant que si j'ai bien compris certaines pièces sont en vente dans la boutique attenante au musée.

Concernant les formes de pipe (voir içi : http://www.fumeursdepipe.net/formes2/formes.htm). La Chimney est une billiard avec un fourneau très haut, particulièrement bien adaptée au tabac en coupe hollandaise ou au Semois. Pierre Morel en a réalisé une très belle içi : http://www.pierremorelpipes.fr/pipe-pierre-morel-chimney-aa-silver-acry-443.htm .

La Cutty reprend la forme des pipes en terre, avec ou sans le talon qui servait à la tenir en raison de la chaleur du fourneau. A l'inverse de la Chimney, on est en présence d'une forme très élégante qui s'apparente à la Dublin et à la Zulu, mais avec un petit fourneau de type Egg, plus incliné, une tige et un tuyau fin et droit comme sur une Bing ((Crosby), Billiard à tige et tuyau fin et long avec une bague en argent). En voici une de toute beauté : http://www.pierremorelpipes.fr/pipe-pierre-morel-cutty-aaa-silver-ebo-294.htm . De même, celle dessinée par Tom Eltang est très réputée : http://www.bisgaard-pipes.com/default.asp#.VlNoWnpPerU . Son seul défaut, son prix : 500 € pour une toute petite pipe de 34 gr !

Concernant les pipes en terre, c'est un matériau que j'apprécie beaucoup. Elles se culottent facilement et une fois la tête de pipe humidifiée, la terre cuite n'altère nullement le goût du tabac. Par ailleurs, aucun cross-over n'est à redouter, même avec des tabacs floraux comme le Grousemoor ou le Kentucky Bird. La "véritable fausse Jacob" est une pièce d'anthologie pipiesque, à l'origine de nombreux procès sous le second Empire. D'autant que les têtes de la fabrique de Givet étaient réalisées avec de l'argile extraite dans la région d'Andenne ou de la Lesse, ce qui porte à discussion.

Concernant les pipes Big Ben, j'ai un ami qui a eu le même problème que toi. Une bruyère trop jeune, mal étuvée et/ou séchée dont j'ai eu le triste "privilège" de finir le culottage. Si on ajoute le grand nombre de bent, de pipes peintes ou vernies, rien d'extraordinaire. Puis un jour, en quête d'une pompe à essence entre Liège et Tongres, je m'arrête à Juprelle chez Baelen Empire pipe (un excellent bar à whisky-tabac-pipes) et tombe sur un modèle de la gamme Alfonso. Une "Fleur" digne d'une Morel, faite à la main, issue d'un plateau de très vieille bruyère grecque, superbement veinée avec des yeux de perdrix en bas du foyer et la croûte en haut. Une sorte d'ovni dont je me suis empressé de faire changer le tuyau pour du cumberland allemand, avec un perçage en V à 4,3 mm et une lentille concave largement ouverte.

Jacques

Nicolas de Pipe Gazette a dit…

A propos de Big Ben freehand, j'en attends justement une des Pays-Bas, qui semble-t-il fait partie d'un ancien stock. Je te dirai ce qu'elle donne.

Je l'ai trouvée sur le site Haddockspipeshop.com

Jacques a dit…

Je viens d'aller voir le site, il y a des pipes intéressantes en freehand. J'y ai même retrouvé des Alfonso autour de 150 €. La bruyère de la mienne était très douce dès la phase de culottage. Par contre, le perçage de trop faible diamètre et le tuyau en acrylique ne me convenaient pas. Thierry Mélan s'est chargé du réalésage de la tige et de refaire un tuyau en cumberland assorti aux teintes du bois.

J'ai hâte d'avoir ton retour d'expérience pour peut-être m'en commander une autre pour Noël ...

Concernant Jack, si sa pipe est très désagréable en bouche malgré le culottage (et s'il en a le courage !), une solution peut consister après nettoyage du foyer au sel, de laisser bouillir la tête de pipe pendant 3/4 d'heures dans un casserole. Puis de laisser sécher une semaine ou deux avant de remonter le tuyau. Un léger réalésage du floc ou de la mortaise au papier de verre peut s'avérer nécessaire. Ensuite, il convient de refaire toute la finition à la cire carnauba et de lustrer avec un feutre monté sur un touret d'atelier. C'est ainsi, que sur les conseils d'un pipier, j'ai pu récupérer totalement ma Peterson Donegal Rocky 150 (bullgog sablée) et plusieurs pipes bas de gamme d'amis. Peut-être qu'un pipier sur Bruxelles pourrait se charger de l'opération ?

L'autre solution, sur une pipe de valeur, serait de faire poser par un pipier un insert en bruyère ou en écume à l'intérieur du foyer comme dans les cas de brûlure catastrophique ou de percement du fond du foyer.

Jack a dit…

Hé Jacques, merci pour tes conseils. Je connaissais le sel et l'alcool mais pas ta recette.
A propos de Thierry Mélan, je lui ai acheté une petite pipe sablée. Excellente au fumage aussi agréable que le pipier est passionnant.
La prochaine fois que je vais à Paris, je visite son atelier.
Sur Bruxelles, il n'y a plus de pipier à ma connaissance. Le dernier que je connaissais était Forton.
Jack

Jacques a dit…

Salut Jack,

Concernant ta pipe, c'est une solution, mais il serait préférable que ce soit un pipier qui réalise l'opération. C'est dommage, que tu n'ais personne sur Bruxelles. Sur Paris, trois personnes réparent des pipes : Pierre Voisin à la Pipe du Nord, Thierry Mélan et Didier Tubiana au Caïd. Sur Lyon, Jean Nicolas (MOF, réparateur Dunhill exclusif pour la France). Sur St Claude, tu peux toujours téléphoner à Pierre Morel (MOF) pour avis.

Si tu connais Thierry, il pourra certainement faire quelque chose pour ta bouffarde, soit en culottant ta pipe par le feu, soit en la reperçant à 4,3 mm pour la faire respirer et en ouvrant le trou de la lentille, soit en refaisant bouillir la tête dans l'eau pour en extraire la sève encore présente.

Sinon, tu peux toujours nettoyer complétement ta pipe avec la technique du sel et de l'alcool. Réessayer quelques pétunages. Si le résultat n'est pas meilleur, réaliser un culotage à la pate à pipe. Technique utilisée pour réparer les pipes brûlées qui a pour avantage d'isoler complétement ton tabac de la paroi du fourneau. Pour cela, tu mélanges de la cendre de cigare (ou de pipe tamisée très finement) à quelques gouttes d'eau et tu étales la pate obtenue avec le doigt sur toute la surface du fourneau en couche mince. Tu laisses sécher quelques heures et tu peux recommencer à fumer. La cendre se solidifiera et formera un pansement très robuste. Par contre cette technique sera sans effet concernant les échanges gazeux se formant au niveau de la tige.

Enfin plus exotique, tu peux essayer de passer ta pipe au congélateur. Personnellement, je n'ai pas testé. Mais Nicolas pourra peut-être t'en dire plus, connaissant Salabreuil. Voici le lien que j'ai retrouvé : http://www.autourdelapipe.fr/t2432-mettez-vos-pipes-au-congelateur .

Ultime possibilité, tu attends 5 ou 10 ans que la tête sèche complétement.

La bruyère reste à bien des égards mystérieuse ...

Jacques.