13 juin 2009

> DEUX JOURS A SAINT-CLAUDE


Comme annoncé dans Pipe Gazette, la Confrérie de Saint-Claude a procédé le 12 juin à l'intronisation de onze fumeurs. La cérémonie, aux apparences solennelles mais au fond très bon enfant, s'est déroulée dans la salle capitulaire qui jouxte le Musée de la Pipe, dans cette ville du Jura français. Une salle sombre, très peu aérée et enfumée: de quoi donner quelques sueurs chaudes aux impétrants et à l'assemblée présente !




Les heureux élus ont prêté serment, s'engageant à"défendre" la pipe en bruyère en toutes circonstances; ils ont subi l'épreuve du bourrage et de l'allumage dans les règles de l'art et ont reçu trois pipes estampillées "Confrérie". Tout cela est à la fois sérieux et drôle. C'est ce double aspect des choses qui rend ces moments plaisants. A moins d'être un peu "pisse-vinaigre"!



L'intronisation proprement dite a été suivie, comme il se doit, par dîner de gala dans un restaurant situé dans les hauteurs plus fraîches des environs de Saint-Claude. De douces effluves et d'épaisses volutes ont accompagné cette soirée.

Ce week-end dans la ville pipière m'a permis de rendre visite à quelques vieilles connaissances et de faire de nouvelles rencontres. Car, souvent injustement critiqué, le petit monde de la bruyère des bords du Tacon et de la Bienne se bat pour affronter les courants opposés et naviguer, quitte à ramer un peu, sur la voie pas toujours très favorable de la fabrication des pipes.

Voici donc quelques images commentées de ces deux journées déjà estivales passées au pied des montagnes d'un vert intense, au pays des Butz, Chacom, Genod, Beaud, Morel, Lacroix...


D'abord, une visite privée mais néanmoins collective dans l'atelier de Pierre Morel, situé à deux pas de l'usine Chacom, une marque pour laquelle il travaille encore pendant quelques mois. Pierre préfère oeuvrer géographiquement seul. Et cette indépendance donne des merveilles.


   

A la sortie de l'atelier, une rencontre inattendue et pleine de promesses: Gérard Lacroix et Gaël Coulon. Bonne nouvelle: ce dernier reprend la marque Lacroix. Nous en reparlerons très bientôt.







Chez Genod-Viou, on voit double. D'une part l'atelier, qui se visite, tenu par Sébastien Beaud, talentueuse jeune pousse de l'univers de la bruyère. D'autre part la boutique, où Jacky Craen continue à vendre la marque Genod , en grand passionné et fin connaisseur.



Enfin, un passage à "La Pipe Rit": Claire Mermet, fille de Jean, accueille les clients avec un sourire radieux. On trouve dans ce magasin différentes marques de pipes sanclaudiennes et étrangères. Et en cherchant bien, on peut tomber sur des trésors français, anglais ou italiens, contemporains ou anciens. 
       

Reportage: Nicolas


2 commentaires :

YONNAL a dit…

La pipe française se porte bien et la bruyère ne fait que commencer.
Bonne continuation.

Yonnal

Lucien Georges a dit…

La pipe française se porte mal, et la bruyère est en voie d’extinction.
Lucien Georges