...
Exemple

20 janvier 2020

► Le semois Martin "Vieux Bohan": la force tranquille




Dans la famille des mélanges belges, élaborés à partir des cultures de la vallée de la Semois (dans les Ardennes) et de la Lys (en Flandre), le Vieux Bohan tient le haut du pavé. De coupe large, assez sec, son parfum à froid est typique: une odeur de foin, voire d'écurie. Mais ça sent bon, vous savez ! 

Immédiatement après l'allumage qui se fait d'ailleurs facilement , on passe de l'écurie à la brûlerie: les narines perçoivent ce que le vrai semois a de plus caractéristique et ce pourquoi les amateurs en raffolent: un goût de noisette grillée, de café, de burley ou kentucky bien torréfié.


Le semois Martin Vieux Bohan




Aucune déception tout au long de la dégustation: persistent avec régularité une profondeur et une saveur autant corsée que naturellement aromatique. Une douce puissance, même si cet oxymore peut surprendre. Le fumeur de pipe à la recherche d'authenticité et d'un tabac à combustion facile trouvera avec le Vieux Bohan de quoi émoustiller ses papilles. Sans aucune lassitude.

VUES

14 commentaires :

Guy a dit…

Merci pour ces tests. Je connais peu les Semois Martin. J'attends la suite avec intérêt.

Anonyme a dit…

Un très bon tabac, même si je préfère le Lux N°3

papaalino a dit…

j'en ai fumé il y a un bon moment de celui là. Je l'avais un peu humidifié; je trouvais que les arômes étaient bien plus présent comme ça, notamment de bonnes odeurs de sous bois et de champignons. Merci Nicolas

Anonyme a dit…



https://www.youtube.com/watch?v=85qOoGjmLA8


Bertrand Semois a dit…

Délicieux Vieux Bohan!

Anonyme a dit…

Merci pour ces trois articles, Nicolas. Peut-être que l'ajout d'une pointe de Langue de Chien et d'un soupçon de Lux N°3 apporterait une complexité et une subtilité supplémentaire à ce Vieux Bohan. Quels sont ces mélanges belges de la vallée de la Lys que vous évoquez ? Sont-ils toujours cultivés et fabriqués ? Merci

Nicolas de Pipe Gazette a dit…

Comme il n’y a plus qu’un planteur dans la vallée de la semois et donc pas assez de quantité, les fabricants utilisent également du tabac du même type qui pousse en Flandre, dans les mêmes conditions.

Paul a dit…

Merci pour cette information, Nicolas. Le tabac de la Semois est donc devenu un fruit de la coopération entre Wallons et Flamands. C'est une belle façon de maintenir vivant le patrimoine de la vallée. J'ai lu dans l'article ci-dessous qu'une Route du Tabac avait été inaugurée en 2018 par le ministre wallon de l'Agriculture, du Tourisme et de la Nature.

http://www.vresse-sur-semois.be/loisirs/tourisme/site-tourisme/loisirs/patrimoine/le-tabac-de-la-semois


Nicolas de Pipe Gazette a dit…

Merci, Paul, pour ce lien. Une belle façon de découvrir la vallée. Selon le magazine « Sphères », André Robinet (ancien planteur) et Antoine Poncelet (le seul planteur actuel de semois) ont mis en place au printemps 2019 des ateliers du tabac, pour initier les habitants à la culture de la plante.

Gilmieug a dit…

L’article sur la route du tabac date de 2011. A l’époque il y avait encore trois planteurs. Plus que un aujourd’hui en 2020. Et demain?

Paul a dit…

C'est une info très intéressante. Merci Nicolas. Oui, Gilmieug, le lendemain n'est jamais certain pour les tabacs de la Semois qui ont d'ailleurs failli disparaître durant les dernières décennies. Il faut préciser que ce n'est pas l'appât du gain qui a maintenu cette activité mais la volonté de préserver une tradition et un patrimoine. Un art de vivre aussi pour ne pas dire un art tout court tant ces tabacs semblent sortir d'un tableau de David Teniers.
Voici le lien j'ai trouvé concernant ces ateliers. Mais il n'est pas précisé qu'ils seront reconduits cette année.

https://latelierasbl.be/?page_id=981

Paul a dit…


Voici cinq liens avec de courtes vidéos pour ceux qui veulent découvrir la Route du tabac. Vous pourrez notamment découvrir l'emplacement du premier are de tabac planté par Joseph Pierret vers 1850 (épisode n°1) ainsi que la pipe de ce premier planteur, conservée au musée de Corbion (épisode n°5).


https://www.matele.be/sur-la-route-du-tabac-jour-1-tout-commence-a-alle

https://www.matele.be/sur-la-route-du-tabac-jour-2-les-derniers-planteurs

https://www.matele.be/sur-la-route-du-tabac-jour-3-frahan-hier-et-aujourd-hui

https://www.matele.be/sur-la-route-du-tabac-jour-4-les-contrebandiers

https://www.matele.be/sur-la-route-du-tabac-jour-5-corbion-de-la-plante-a-la-pipe

Alain a dit…

Super intéressant. Merci, Paul.

Matt a dit…

Antoine Poncelet, seul planteur de la vallée de la Semois en 2019, m'a affirmé aujourd'hui qu'à la suite de ces ateliers de plantation de tabac, qui ont été un succès, trois nouvelles personnes vont planter du tabac cette année dans la vallée, ce qui portera à 4 au moins le nombre de planteurs en 2020. Les effets de l'initiative d'André Robinet et d'Antoine Poncelet n'auront donc pas tardé. "Fluctuat nec mergitur" pourrait aussi être la devise de cette mythique vallée de la Semois.