Exemple

31 août 2009

> LE PREMIER PIPE SHOW CHINOIS



Quand la Chine s'éveillera... C'est fait depuis longtemps ! Et concernant le monde de la pipe, on sait que les possibilités de développement et de nouveaux marchés sont là-bas, en Chine mais aussi en Russie.


C'est donc la première fois que se déroulera le Chinese Pipe Show le week-end des 5 et 6 décembre 2009 à Haikou, principale ville de l'île-province du Hainan, au sud de la Chine.
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Interrogé par Pipe Gazette, l'organisteur du show, Andy K. Chan, nous explique son engagement:

"Comme vous pouvez le constater, le fait de fumer la pipe et de collectionner ce type d'objet est un phénomène relativement nouveau en Chine mais cela se développe rapidement.
Nous avons vu de nombreux magasins de pipe naître en Chine ces deux dernières années. Cependant, la plupart des propriétaires de magasin et collectionneurs de pipe n'ont pas un canal direct avec les fabricants.
C'est pour cette raison que nous voulons accueillir la première exposition internationale de pipe en Chine.
À l'heure actuelle, nous sommes en contact avec environ 40 fabricants de pipe qui avaient montré un intérêt pour ce show(...) La plupart de ces fabricants sont du Danemark, mais nous en avons quelques uns d'Italie, de Suède, d'Allemagne et d'Amérique (aucun de France pour l'instant) ".
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On sait déjà que le pipier autrichien David Wagner (Baff) sera du voyage. Tom Eltang, Joas Reis et Peter Matzhold devraient également s'y rendre.


Voici l'avant-programme de ce rendez-vous, qui nous a été communiqué par le pipier allemand Rainer Barbi, qui espère pouvoir faire le voyage malgré des problèmes de dos.



Samedi 5 décembre 2009

9:30 Cérémonie d'inauguration par l'Ambassadeur du Danemark (1), les fonctionnaires municipaux de Haikou et les organisateurs de l'exposition.
Le show ouvrira au public à 9:45.

14:00 - 15:30 Conférence n°1

16:00 - 17:30 Conférence n°2

18:30 Dîner sur place

20:30 Concours de fumage

Dimanche 6 décembre 2009

9:00 Ouverture des portes

9:30 - 11:00 Conférence n°3

11:15 - 12:30 Conférence n°4

13:00 - 16:00 Vente aux enchères de pipes rares et exceptionnelles

16:30 Fermeture de l'exposition

D'autres activités : deux salles privées seront réservées; chaque exposant sera invité à y venir une heure afin de rencontrer des collectionneurs dans un environnement plus confortable et plus privé.

(1) Le comité organisateur de l'exposition demande aux fabricants de pipe d'écrire collectivement à l'Ambassadeur du Danemark en Chine (Pékin) et au Consul du Danemark à Guangzhou pour les inviter à assister à l'exposition.


30 août 2009

> GAND ET BRUGES

Xavier Guy, en quête de bonnes adresses lors d'un séjour en Belgique, a testé pour nous deux lieux emblématiques des amateurs de tabac, l'un à Gand et l'autre à Bruges.


La boutique Caron à Gand, que j'ai connue en 1999 lors d'un périple précédent, semble repartie depuis 2006 dans la voie de la pipe, même si il me semble qu'il y a moins de choix aujourd'hui.

La reprise par le fils  (Philippe) oriente les ventes de pipe vers le haut de gamme avec principalement des Castello, parfois assez rares comme la droite dont la bague inclut un support escamotable pour faire tenir la pipe sur la table. Les prix, évidemment, sont ceux des Castello haut de gamme.

Les photos de la vitrine donnent un aperçu du luxe et du calme, je dirais même du feutré qui règne à l'intérieur. Nous n'avons pas été autorisés en l'absence du patron à faire des photos de l'intérieur. Mais le coin pipe, même si assez étroit, recèle deux fauteuils pour pouvoir prendre le temps de se poser et de faire son choix.

En conclusion, indépendamment de ces pipes haut de gamme, on trouvera quelques BC, parfois rares et pas chères comme celle sur laquelle mon choix s'est porté: une pipe à système de purge, sablée, que je n'avais jamais vue ailleurs, pour la modique somme de 69 euros, ce qui fait qu'on aura plaisir à pousser la porte de cette boutique.

Egalement un choix de plus de 100 tabacs dont du semois, de Manil à Windels, et pour les amateurs un choix impressionnant en cigares et cigarrillos dont certains faits (comme souvent en Belgique) pour la maison.

Maison Caron

45 Veldstraat
9000 Gent (Belgique)
+ 32 (0)9 225 35 44

A Bruges, au Jerry's Cigar Bar, Jerry veille au grain derrière son comptoir de tabac on ne peut plus standard. Si vous tournez le dos à ce comptoir, un choix d'une centaine de pipes d'entrée de gamme avec quelques pièces plus chères vous attire l'oeil, même si le coin est un peu encombré par les supports de vente des cartes postales.

En fait, si on franchit cet espace et qu'on se dirige vers le fond de la boutique, on trouve une première zone qui ressemble à un bistrot cossu, avec dans le fond un véritable salon. 

Outre les boissons (pas de pression malheureusement), on a accès à des livres et revues sur le tabac. Ici on est prié de consommer les cigares achetés sur place -comme dit sur l'affichette-  mais personne ne viendra vous faire remarquer que vous pétunez du tabac que vous avez apporté avec vous pour votre bouffarde. 

Ne pas hésitez à demander le tabac que vous voulez, car tout seul, avec les multiples rangements dispersés dans l'ensemble, vous auriez du mal trouver votre bonheur.

C'est vraiment un endroit où boire une bière, un bourbon ou autre en fumant bien installé et en lisant. Les Brugeois viennent prendre un café ou autre chose en quittant le bureau dans ce lieu dédié aux modernes interdits que sont le tabac et l'alcool.

Une centaine de pipes et une petite centaine de tabacs à pipe dans ce lieu dont les murs sont en fait des caves à cigares humidifiées d'une longueur de plus de 10 mètres. Le maître des lieux n'hésitera pas à vous conseiller et prendra lui-même le barreau de vos désirs.  (X.G.)

Jerry's Cigar Bar
Simon Stevinplein 13 Brugge (Belgique)
+ 32 (0) 50 34 77 99



29 août 2009

VENTE DES OBJETS DE LA SEITA


Le Musée de la Seita, qui était situé à Paris près des Invalides, a fermé ses portes voilà presque 10 ans.

Rappelons que la société française Seita est devenue franco-espagnole avec Altadis, groupe qui a lui-même été racheté en 2007 par le géant britannique Imperial Tobacco.

Les objets autrefois exposés à Paris traînaient dans des cartons. Le Musée du Tabac de Bergerac en a acquis récemment une partie. Et les autres pièces de la collection seront prochainement mises aux enchères publiques.
 

La première vente se fera le vendredi 18 septembre à Paris, à l'Hôtel Drouot. 

La seconde aura lieu le samedi 3 octobre à Riom, dans le Puy-de-Dôme, où Altadis possède une usine. Enfin, à Thiers, le dimanche 4 octobre.
 
Le Figaro publie d'ailleurs un article à ce sujet (signalé par Guillaume, de Fumeurs de Pipe).

Merci de cliquer sur l'article pour l'agrandir:


28 août 2009

CONCOURS 2009 DU PIPE CLUB DE L'AIN



Pierre Bernadac, du Pipe Club de l'Ain, nous annonce son prochain concours, le samedi 12 septembre.

Merci de cliquer sur les documents pour les agrandir:


26 août 2009

> CHEZ JEAN-PAUL COUVERT, PRODUCTEUR DE SEMOIS

Jean-Paul Couvert est l'un des tout derniers fabricants de tabac appelé "semois", à Corbion-sur-Semois, dans les Ardennes belges. Notre ami Peterschaum lui a rendu visite. Voici son récit, qui sent bon le tabac brun torréfié...

Cela faisait quelques temps que j'étais tenté par une petite visite à Corbion, mais le problème, quand on habite une région touristique, c'est qu'on fait peu de tourisme soi-même. L'occasion s'est présentée lors d'un échange de tabacs avec Nicolas Stoufflet. Quand je lui ai demandé ce qu'il aimerait goûter, en échange du "Connoisseur" qu'il m'avait envoyé, il m'a fait part de sa curiosité pour les Semois de Jean-Paul Couvert.Comme ils ne semblent pas disponibles dans ma région, plus au Nord de la Province du Luxembourg, c'était le moment d'y aller. 

Connaissant l'habitude des commerces de la région qui ferment le lundi, pour compenser l'ouverture durant tout le week-end, jours d'affluence des touristes, j'ai téléphoné au préalable. Grand bien m'a pris car, si Jean-Paul Couvert m'a bien confirmé l'ouverture du magasin, il a précisé qu'il ne serait pas là avant 14h15, car il doit se rendre à la Poste pour expédier des commandes. Sans cela j'aurais trouvé porte close.Nous arrivons donc à Bouillon, longeons la Semois, passons sous un magnifique pont et prenons la route sinueuse qui mène à Corbion. Arrivés au village, un panneau annonce la vente de tabacs de la Semois, et il fait bien, car la devanture du magasin n'est pas visible en venant de la ville du célèbre croisé.La boutique est à l'image de son tabac, rustique et authentique à souhait. Une pièce de la maison a été aménagée en magasin, comme on pouvait en trouver autrefois. La modernité reste sur le seuil, ici, tout respire l'ancien temps. Jean-Paul Couvert m'accueille en personne et, lorsque je lui dis que je souhaite lui acheter l'ensemble de sa gamme de tabacs, il me répond qu'il doit refaire des paquets. Je lui demande alors s'il est possible de voir comment il procède et il accepte gentiment.

Nous descendons donc dans les caves et il me précise que l'on n'y accède pas, d'ordinaire. Je vais donc vous décrire ce lieu moins connu du magasin de Corbion. Si j'avais su qu'il me ferait faire cette petite visite, j'aurais pris mon appareil photo. Il faudra donc se contenter du texte.


Dans une première grande cave aux murs chaulés, on peut voir des caisses en bois contenant les différents Semois de Jean-Paul Couvert et la machine qui sert à les découper en brins de différentes tailles. Ces ustensiles sont d'époque et me ravissent par leur antiquité.


Nous pénétrons ensuite dans la petite pièce où il conditionne ses tabacs dans les paquets caractéristiques des Semois. Je découvre alors la machine, créée par un forgeron de la région, qui rend l'opération semi-automatique. Elle se présente sous la forme d'une plaque tournante circulaire dont les orifices contenant les paquets passent sous divers mécanismes.


Dans un premier temps, M. Couvert prépare le fond du paquet, dont le papier est en fait le même que celui que l'on utilise pour le beurre, vestige de l'histoire agricole des tabacs de la Semois. Il enroule donc le papier sur une forme rectangulaire et plie le fond à la façon d'un paquet cadeau, avant de le presser dans une autre forme qui scelle ce fond par les rebords du creux ainsi créé. Il pèse ensuite la quantité de tabac dans une antique balance à plateaux – quand je vous disais que la modernité restait à la porte – et le place dans une trémie dont le fond se soulève et qui se transforme en entonnoir en se refermant. Elle est surmontée d'un piston qui tasse le tabac dans le paquet. Celui-ci arrive alors sous un mécanisme ingénieux qui plie automatiquement le dessus à l'aide de plaquettes mobiles, puis passe sous une petite presse qui scelle le pliage en créant le même creux décrit plus haut. Le paquet arrive alors à la dernière étape qui consiste à le faire remonter et l'extraire de son logement, avant de le pousser sur un plateau.


Aucune modernité, ai-je dit? Pas tout à fait, le mécanisme est entraîné par un moteur électrique, mais tout le reste témoigne des débuts de la mécanisation, ce qui fait tout le charme de l'endroit.

Jean-Paul Couvert n'en a pas fini pour autant, il lui faut encore coller les étiquettes, encoller, découper et apposer les bandes fiscales, tout cela à la main. On comprend mieux qu'il n'ait pas beaucoup de temps pour venir nous lire, car il connaît bien ce groupe de discussion. D'autant plus que M. Couvert n'exerce pas que cette activité, il est également professeur d'histoire de l'art, un métier d'enseignant qui le rapproche de Joseph Pierret, cet instituteur qui a planté les premiers pieds de Kentucky dans la région. Il est aussi dessinateur, mais nous verrons cela plus tard.


Tout en s'activant, Jean-Paul Couvert me relate la visite d'un ingénieur agronome qui lui a dit que le Kentucky de départ a été modifié par la région, au fil du temps. Ceci au point que le Semois peut se différencier comme une espèce bien à part de l'original.


Une fois les paquets terminés, nous repassons par la première cave et il me dit qu'il doit torréfier le lendemain, ce qui me fait un peu regretter d'être venu un jour trop tôt. Il m'invite à revenir le lendemain afin que j'assiste à cette opération riche en saveurs, si je le souhaite, mais je ne vais pas abuser de mon chauffeur que je me vois mal obliger à refaire la route le jour suivant. Il s'agit en fait de ma chère et tendre Épouse, car suite à un accident de randonnée, je marche avec une canne et conduire m'est pénible.


De retour dans la boutique, nous parlons un peu commerce et loi anti-tabac, après qu'il m'ait montré quelques livres sur l'herbe à Nicot, dont "L'ami Bardoumont – suivi de Histoires de pipes" qui représente l'auteur, René Henoumont, avec sa pipe dans laquelle, d'après M. Couvert, il fume justement du Semois. Nous plaisantons en nous disant que ces livres auraient peu de chances d'être acceptés à l'heure actuelle par les éditeurs, surtout ce dernier avec une telle photo en couverture. Nous regrettons également cet amalgame fait entre deux produits qui n'ont rien à voir : les tabacs à pipe injustement associés à ceux pour cigarettes, avec tous leurs additifs.


À un moment, il me dit que ses tabacs sont commandés par des Sioux et des indiens du Canada, en raison du fait que les Semois sont restés naturels. Cela nous amène à parler voyages et j'apprends ainsi qu'il a séjourné dans une lamaserie, au Tibet, ce qui explique en partie les extraits de textes sanscrits que l'on peut voir dans l'entrée. La conversation se poursuit sur les religions, philosophies inspirées et autres domaines si souvent associés aux fumeurs de pipes , tel que la littérature, quittant ainsi pour un temps le monde du tabac, mais y revenant en faisant mention aux noms donnés à certains de ses cigares, dont les boîtes sont exposées sur des étagères qui remplissent tout un mur du magasin.


À l'occasion de cette conversation, il me dit qu'il a pour moi quelque chose qui pourrait m'intéresser et s'absente un moment dans la partie privative de la maison. J'en profite pour regarder les quelques pipes qu'il propose à la vente. Il y a principalement des marques de Saint-Claude, dans lesquelles j'apprécie d'ailleurs le plus les Semois, et je remarque des pipes en terre, en vitrine.


Lorsque M. Couvert revient, il tient un album de bande dessinée dont j'apprends qu'il est l'auteur. Il me l'offre et je l'en remercie, puis je le prie de bien vouloir me le dédicacer, ce qu'il fait volontiers, en ajoutant une petite phrase en rapport avec notre conversation et notre passion commune pour l'origine des choses, que nous avons découverte au cours de celle-ci.

Je termine mes achats par une churchwarden en terre Goedewaagen et prends congé de cet homme fort sympathique, me promettant de revenir bientôt dans ce lieu un peu en dehors du temps.
Je viens de terminer la lecture de la bande dessinée, commencée durant le voyage de retour, dont j'ai accompagné les dernières pages de "Vallée du Mont d'Or", dans la pipe de lecture que je lui ai achetée, ce qui s'imposait naturellement.

Le dessin est très réaliste et, bien qu'il s'agisse de ligne claire épurée en noir et blanc, la plupart des cases contiennent des petits détails et symboles ésotériques que l'on s'amuse à dénicher.

Jean-Paul Couvert m'avait déjà fait voyager à travers les paysages et bâtiments de la région, lorsque nous parlions planteurs, récoltes, séchoirs, etc. et ses qualités de conteur se retrouvent dans cette bande dessinée qui mêle poésie, ésotérisme et voyage initiatique, avec des petits clins d'œil à sa région et ses tabacs, dont je vous laisse la surprise, s'il consent à faire rééditer son œuvre.

C'est ici que s'achève ce petit compte rendu de ma visite qui fut plus riche encore que les tabacs que je comptais rapporter. Je remercie encore une fois M. Couvert pour les cadeaux qu'il m'a fait, sous la forme de la visite de l'atelier, de cette bande dessinée et d'une conversation fort agréable.
Dans cet article, je comptais surtout décrire l'ambiance du lieu et le personnage, mais ce serait incomplet sans parler des tabacs.

Les Semois de Jean-Paul Couvert sont des assemblages de différentes années de récoltes. Comme nous en avions discuté, en faisant un parallèle avec les vins, chaque année et lieu de culture (selon le "coteau", pourrait-on dire) donne un résultat différent, sans oublier la torréfaction qui se fait à l'estimation. Ces mélanges permettent d'offrir à ses clients une certaine constance de goût et les différents tabacs permettent une évolution au cours du fumage où certaines saveurs s'expriment selon les brins qui sont en train de se consumer.
Parmi la gamme, je n'ai finalement rapporté que trois Semois, car le bon de commande fait mention d'un quatrième : le "Dix Cors Brame" non aromatique. Peut-être était-il en rupture de stock et devait-il en torréfier le lendemain ?

Il y a donc le "Vallée du Mont d'Or", qui est le plus populaire. Il délivre la promesse d'une grande douceur dès l'allumage et, si on le conduit très lentement tout au long du bol, il procure une fumée très savoureuse, pleine et généreuse.

Le "Cordemoy" est un tabac qui présente une très grosse coupe et il faut bien maîtriser sa technique pour en retirer toute la substance. C'est également un tabac très doux.

Le "Dix Cors Brame" aromatique ne ressemble en rien aux tabacs saucés qui portent cette appellation. Des plantes de la région lui donnent une saveur discrète et fort agréable, mais le goût du tabac est bien présent et respecté. En fait, on sent bien qu'il y a un petit quelque chose, mais c'est vraiment très subtil et cela apporte plutôt de la fraîcheur qu'un arôme ajouté.

Si vous êtes tenté par les Semois de Jean-Paul Couvert, vous pouvez visiter son site :
Il est possible de commander à distance en utilisant le formulaire PDF à télécharger. On a alors le choix entre différentes possibilités : soit on l'imprime et on l'envoie par la Poste, soit on lui communique la liste par e-mail (voir "Nous contacter", sur le site), mais on peut également lui téléphoner directement.
Le payement se fait par virement bancaire.
Attention ! Si vous comptez vous rendre au magasin, sachez qu'il n'y a pas d'appareil de payement électronique sur place, ni apparemment dans le village. Il vaut donc mieux prévoir de prendre du liquide avec soi ou d'en retirer à Bouillon, avant de se rendre au magasin.
Bonnes pipes,
Peterschaum

Voir également: le Semois en vidéo>

VUES

20 août 2009

> L'ARTICLE DE MARTIN RECK

Présenté sur son site, voici (traduit en français) le compte-rendu du pipe-show de Rheinbach par Martin Reck. Merci à lui de son aimable autorisation.


Les 8 et 9 août 2009, le pipeshow "German Pipemakers and Friends"
s'est tenu à Rheinbach près de Cologne en Allemagne.

Achim Frank, propriétaire du "Pipe Studio" portant son nom, l'a
organisé pour la quatrième fois déjà.

Avec mon fils, j'ai assisté au show en tant qu'exposant. Nous sommes
arrivés vendredi et avons rencontré mon ami Frank Axmacher dans son
atelier. Il nous a proposé une excursion dans l'endroit magique où il
fabrique ses pipes extraordinaires, avant que nous nous dirigions vers
une confortable brasserie située tout près. Nous avons passé une
chaude soirée d'été, avec de bons plats, de fines boissons et des
conversations animées: un bon début pour un grand week-end.

Nous sommes arrivés au nouveau lieu d'exposition peu avant neuf heures
samedi matin. Notre première impression: c'est l'endroit parfait pour
un pipeshow ! Spacieux, inondé de lumière naturelle - elle était
généreuse. Aucune comparaison avec la vieille halle municipale où
l'exposition s'est tenue les autres années.

Nous avons installé notre table juste pour l'ouverture d'exposition.
Assez vite, nous avons été occupés, et ainsi nous le sommes restés
presque toute la journée. Le nombre de visiteurs fut remarquable, et
la plupart d'entre eux sont venus avec l'idée qu'ils repartiraient
avec moins d' argent dans des leurs poches que lorsqu'ils sont
arrivés.

Puisque j'ai été très occupé, je n'ai pas eu beaucoup de temps pour
regarder autour de moi et parler à d'autres participants.

Mes photos ont été prises avant ou peu de temps après l'ouverture de
l'exposition, c'est pour cela que l'on y voit peu de visiteurs. Mais
croyez-moi : ils étaient là !

Dans la soirée, tout le monde s'est retrouvé au "Weinstube" d'Achim
Frank, au coeur de Rheinbach. C'est rapidement devenu une belle
tradition et un moment important du show. C'est ici que de vieilles
amitiés sont renouées et de nouvelles connaissances sont faites. Si
vous venez à l'exposition de Rheinbach, ne manquez pas cette
réunion !

Après une nuit souvent assez courte, la journée de dimanche a commencé
avec des yeux troubles pour certains des participants. Mais tous
étaient à bord, et l'effort a été récompensé : Au lieu d'un deuxième
jour calme que tout le monde avait prévu, l'exposition a fourmillé de
nouveaux visiteurs. Quelle agréable surprise !

Somme toute, "German Pipemakers and Friends 2009" aura été un
pipe-show bien organisé et bien perçu. Le nouvel espace est vaste et,
espérons-le, restera le lieu d'accueil du show pour les années à
venir. Tous ceux qui étaient là ont vécu un week-end formidable.
J'attends déjà avec intérêt 2010 !

Martin
Le site de Martin Reck, avec ses photos >
Lire également: l'interview de Martin >

13 août 2009

> MARTIN RECK À RHEINBACH


"German Pipemakers and Friends", le pipe-show de Rheinbach (Allemagne) s'est tenu les 8 et 9 août dernier.


Parmi les exposants, l'Allemand Martin Reck, qui fait commerce de pipes d'occasions ( estates pipes). Nous lui avons posé quelques questions à propos de ce cru 2009.

Malgré la conjoncture et l'absence de quelques ténors, l'édition de cette année a été un succès, selon Martin.

-Le show s'est-il bien passé pour toi ? As-tu bien vendu ?

Le show était un grand plaisir. J'ai rencontré beaucoup de gens déjà connus, de même que j'ai fait de nouvelles connaissances. Je ne sais pas combien de visiteurs il y a eu les deux jours, mais je n'ai pas eu beaucoup de temps libre, un bon signe à mon avis.

-As-tu ressenti la crise ?

Non. :-)

-Rainer Barbi est-il venu ?

Oui, Rainer Barbi est arrivé le soir du premier jour.

-Que souhaites-tu de plus pour l'année prochaine, s'il y a un autre show à Rheinbach ?

J'ai quelques idées:

Plus de pipiers, spécifiquement de Russie si possible.

Réinstauration de l'enchère silencieuse.

Réserver une table pour les échanges de tabacs.

- Un autre pipe-show est-il prévu à l'automne en Allemagne ?

J'ai entendu qu'il y aurait peut-être un autre pipe-show cet automne, mais je ne connais pas les détails et je ne sais pas s'il se fera vraiment.

(Propos recueillis par Nicolas)

02 août 2009

> VIVA LES AROMATIQUES !


Nous avons consacré l'an dernier un article aux tabacs bruns (Lire Pipe>Gazette).

Autre point de vue: celui d'un amateur d'aromatiques, autre catégorie de mélanges, en général appréciés des débutants mais auxquels les fumeurs de pipe plus expérimentés reprochent souvent d'être saucés artificiellement, piquants, agréables pour l'entourage mais sans saveur pour le pétuneur...

En fait, beaucoup de reproches. Trop peut-être ? Nelson, qui nous a envoyé cet article, trouve que la coupe est pleine. "Les amateurs d'aromatiques ne sont pas uniquement des débutants ne connaissant pas d'autres choses et se contentant de "daube sucrée", nous écrit-il en préambule.
Voici donc le texte de cet adepte du sucre nicotinisé...

J'aime les aromatisés. Cela depuis 1977, donc ce n'est pas une passade ou étape.
En aromatisés (tous les mélanges en fait, mais je ne lancerai pas le débat là-dessus), il existe une ribambelle de goûts, de qualités aussi.

Les aromatisés ne se fument pas comme ça ; chaque paquet doit subir une aération différente. Les plus saucés, comme le KB (Kentucky Bird), les cerises, les cocos, et j'en passe, doivent longtemps être aérés avant fumage.
Les meilleurs, je veux dire : moins "eau de Cologne" à l'ouverture, sont le Rainy Day, l'Aroma de Savinelli, les Danois 1864, Old Fashioned etc...
Les danois ont la particularité d'avoir un soupçon de réglisse qui les rend reconnaissables.
En dehors des fruits, il y a les alcools comme whiskey, rhum, Bourbon.
Dans chaque genre, on trouvera toute une échelle de qualité. La vanille est le parfait exemple. Borkum Riff, Alsbo, Mac Baren, Planta etc... Si vous aimez la vanille (comme moi), vous pourrez chipoter et trouver des sensations fort différentes.
Par exemple, Black vanilla flack est bien un arôme à part du Black vanilla normal ( la boite de 50g a même une saveur autre que le pot de 200g). Les cherry sont un autre exemple tout comme les whiskey.
Les recettes ne sont pas données, mais d'un mélange à l'autre, on saisira s'il s'agit d'une question de qualité, de prix, d'ingrédients ou de maisons.
Pour moi, le must était le Caledonian Cream qui n'existe plus en France.
 L'irish Mead était un miel de bruyère unique que je n'ai jamais retrouvé aussi.
Mais il y a de bons aromatisés ou aromatiques encore.
J'apprécie ce genre qui permet, dans la richesse de la gamme, d'approfondir une recherche, une réflexion sans fin.
Le vin blanc grec que l'on trouve dans le Pergamon peut séduire celui qui n'aime pas les fruits exotiques (Rainy Day) et le Sans Souci, bien aéré, vaut l'essai.
Si le sucré ne vous tente pas, goûtez le Marlin flake ou l'Alsbo Black (AB) ou les saveurs au chocolat. On arrive encore vers d'autres chemins.
Il y a de mauvais bruns, d'exécrables latakiés et de "bofs" aromatiques. Ce qui ne rend pas le genre à jeter. Vous verrez souvent des "puristes" qui snobent les aromatiques, mais sachez que derrière des tas de parfums, vous trouverez votre bonheur.
Je n'accroche pas beaucoup avec la qualité très moyenne du Borkum Riff. Les Planta sont parsemés de pièges comme le Veermaster mais pas d'inquiétude. En doux, pour l'été, une mangue fait bien l'affaire même s'il n'est pas un must.
Un Radford's au rhum est meilleur qu'un Radford's whiskey !
Le Batida de coco est à fuir.

Je vais m'arrêter là sinon dans une heure, j'y suis encore. Nelson