Exemple

27 août 2008

> UNE BUTZ-CHOQUIN DE BELLE FACTURE

Une belle BC, achetée à Pierre Voisin: jolie flamme (un point de mastic toutefois sous le fourneau), montage spigot et marquage "Butz-Choquin, Maître Pipier, Santa Fe". Santa Fe, c'est le nom de la série, pas la ville de production... De l'autre côté de la tige: "FAIT MAIN SAINT-CLAUDE".

Je suppose, et Pierre était d'accord avec moi, qu'il s'agit d'un modèle qui date de quelques années. Selon certaines sources, qui m'ont été indiquées par Jip, membre de Pipes et Tabacs, cette série aurait été façonnée par Alain Albuisson. Un débat passionné a eu lieu au sein du groupe pour savoir si cette pipe avait bien été faite entièrement à la main et à propos du petit point de mastic présent sous le fourneau. Un petit rebouchage ne me dérange pas plus que cela sur une pipe à prix moyen. Disons que je ne fais pas de "fixation" à ce sujet.

En revanche, ce serait intolérable sur une pipe classée dans une catégorie "high grade", à plusieurs centaines d'euros !

D'autre part, on accuse souvent les pipes françaises d'être mastiquées: c'est également le cas de certaines Peterson et de certaines Savinelli. Ca n'excuse rien, mais ça peut éviter les excitations un peu trop systématiquement anti-sanclaudiennes.

Le tuyau est en acrylique, mais taillé fin comme de l'ébonite. La lentille se montre un peu volumineuse, mais ça ne me gêne pas outre mesure.
Le fait est qu'elle se montre agréable en bouche et plaisante à fumer dès le début, d'autant plus qu'elle n'est pas préculottée.

Voilà typiquement le genre de fourneau généreux à remplir d'un tabac brun, du genre Semois ou Caporal.


Voici l'histoire de BC, telle que présentée sur le site de Dhondt :

Jean-Baptiste Choquin possédait à Metz un commerce de marchand de tabac. Ce commerce était assez important puisqu'il avait quelques ouvriers qui travaillaient pour lui. Parmi ceux-ci, on retrouve un certain Gustave Butz qui était son premier ouvrier et qui devint son gendre en épousant sa fille Marie en 1858. C'est en 1858 que Jean-Baptiste Choquin créa, en collaboration avec Gustave Butz, la pipe Choquin. C'était une pipe courbée, avec foyer à fond plat, dont le tuyau était prolongé par une partie en os d'albatros. Le montage de cette pipe était assuré par des viroles en argent. Gustave Butz fonda en 1858, toujours à Metz, un établissement pour la fabrication de la pipe Choquin qui prit le nom de Butz-Choquin. En 1951, la société Berrod-Regad a acheté la marque butz-choquin dont elle assurait déja la fabrication depuis de nombreuses années. Partie de Metz, la pipe Butz-Choquin se retrouve donc à Saint-Claude, capitale mondiale de la pipe en bruyère, sous le groupe Berrod-Regad. Elle ne pouvait pas tomber dans de meilleures mains. En effet, le groupe Berrod-Regad a redonné ses lettres de noblesse à cette marque. Il va reconstruire totalement le réseau des représentants pour finalement s'ouvrir au marché d'exportation en 1960 et reçevoir l'Oscar de l'exportation, ainsi que la coupe d'or du bon goût français. En quelques années, la collection de pipes est passé de dix à septante (70..pour les français) séries. C'est donc grâce à la société Berrod-Regad que 135 ans après, la pipe Butz-Choquin est encore connue, et cela, non seulement en France mais aussi à travers le monde. En 2002, la famille Berrod, désirant pérenniser l'activité de manufacture des pipes sur Saint-Claude, à cédé l'entreprise à Fabien Guichon, natif de la région, qui continuera à produire les Butz-Choquin au cours du XXI ième siècle.source : http://www.butzchoquin.com/


Au début de l'année 2006, la maison Butz-Choquin a été reprise par Ewa. Denis Blanc est donc devenu le patron de l'ensemble.

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