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Exemple

05 avril 2025

► Shakespeare fait-il un chef-d'oeuvre ?

Le tabac Shakespeare de Robert McConnell est la copie du regretté Ye Olde Signe de Dunhill. Il s'agit d'un pur virginia.

En 2018, quand Dunhill la britannique n'a plus voulu que son nom soit associé à des tabacs pour pipe, le groupe danois STG, sous la marque Peterson, a repris certains mélanges, mais pas tous. Par exemple, le Ye Olde Signe a disparu du catalogue. Heureusement, le groupe Kopp Tobaccos, sous la marque Robert McConnell, a proposé une copie (presque conforme) du mélange originel. Son nom : Shakespeare

Nous avons affaire à des brins de largeur moyenne (un peu plus larges et plus clairs que pour le Dunhill originel) formant une combinaison de différents virginie, dans une palette de teintes allant du marron clair au marron foncé. À froid, à l'ouverture de la boîte, on respire un discret parfum de pâte de coing, de pomme très mûre, preuve que les virginie ont pris le temps de maturer — ou qu'un légère substance liquide a pu être ajouté.

À gauche, le Shakespeare; à droite, l'ancien Ye Olde Signe

À l'allumage, une saveur fruitée, presque sucrée, est perçue. Puis, rapidement, c'est la montée en puissance. Ce mélange de virginie n'est pas doux, il est robuste, goûtu comme disent les Normands, sans pour autant devenir ni piquant ni agressif.

La combustion se faisant facilement, il est possible de se contenter de tirer à petites bouffées bien espacées. Suffisantes pour maintenir le feu, elles permettent de fumer à température relativement basse et de laisser se développer les arômes naturels, toujours mieux révélés quand le tabac brûle lentement. Une fumée légère accompagne la dégustation.


Plus corsé que la moyenne des virginias et un peu plus fort que le Ye Olde Signe dont il est un substitut, le Shakespeare est intense, relativement riche en nicotine. Un rien le ferait basculer dans l'excès. Mais une bonne maîtrise de sa combustion laisse de côté le caractère sauvage pour révéler ce qui n'est au fond qu'une forte personnalité.


10 commentaires :

Jack a dit…

Une belle surprise. Merci Nicolas. Où trouver ce tabac en Belgique.

Nicolas de Pipe Gazette a dit…

En allant... en Allemagne ;)

D.P. a dit…

L'Allemagne fabrique et vend les tabacs Mc Connell.

Alain a dit…

Un passage du Rhin s'impose ;)

Anonyme a dit…

Dans son aspect de tabacs de virginie mûris, il me fait penser au Royal Yacht de Dunhill.
Le résumé de la dégustation n'a pas l'air vilain...
A voir si je le trouve dans les civettes que je fréquente en Espagne vu que j'habite dans le 66.
Bona setmana a tothom... en Catalan.

Vous pouvez me retrouver en radio sur la bande dite de la CB en 27 Mhz et avec la propagation d'été qui facilite les contacts lointains sans forcer.
Bonne semaine à tous.
73/51 et à bientôt sur l'air en ondes hertziennes ou en signaux de fumée émanant de nos bouffardes.
Alain du 66.

Bertrand Semois a dit…

Il a en effet du goût mais est assez chargé en nicotine. Merci pour le test.

Anonyme a dit…

Ah s'il resemble au Royal Yack de chez dunhill !!
J'adorais ce tabac !
Mais aller en Allemagne vaut il le détour ??
Papyml.

Nicolas de Pipe Gazette a dit…

Le Royal Yacht existe toujours, sous la marque Peterson.

Pierre de Rosette a dit…

Egalement vendus en Italie.

Anonyme a dit…

Le Royal Yacht de Robert McConnell se nomme Paddington, donc disponible en Allemagne.
En Belgique, nous avons une copie, le Black Pearl de J.B. Vinche, qui est probablement le Paddington cité plus haut. Ce tabac est un de mes préférés, je le trouve meilleur que le Royal Yacht, car plus complexe et moins linéaire.
Olivier de Bruxelles